Starwax magazine

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chroniquesCD

THE FAT BADGERS / SOUL TRAIN

THE FAT BADGERS / SOUL TRAIN

labelBMM Records

THE FAT BADGERS / SOUL TRAIN

album

Après un mini-album live et trois Eps dont l’excellent « The Gers », il aura tout de même fallu attendre huit ans pour que The Fat Badgers livre « Soul Train », un premier album treize titres, en double Lp. Pourtant l’aventure Fat Badger a débuté subitement. Cyprien aka Léopard Davinci, compositeur, chanteur et claviériste sort seul une démo sur SoundCloud, en 2011. Dans la foulée, une salle le programme en pensant que c’est un groupe. Suite à ce quiproquo, il décide de monter un ensemble à toute vitesse pour honorer cette date. Jérémie Revel Gomar Aka King Revel à la guitare, Rémi Bouet Aka Tasty Boubou à la basse et Victor Binot Aka Skeuv L’Anguille à la batterie répondent présent. Avec le temps, The Fat Badgers est devenu une référence pour le Funk à la française pour des Dj’s comme Dee Nasty ou Soulist. Parsemé d’électro et de nu-disco, leur répertoire les démarque des autres bands. Ces amoureux de Bootsy Collins, Cameo ou encore George Clinton ouvrent cet album sur un des titres les plus efficaces : « Soul Train ». Ce premier single est une sorte de gros funk survitaminé. Sinon « We Need A New MJ », hommage à Michael Jackson, continue à vous faire danser. Il y aussi le trémoussant « Sexy Mama », aussi entêtant que « Pourquoi Tu Galopes ». Le deuxième single, « Magic Oyster » (dispo ci-dessous), est différent du reste de l’album avec son ambiance pop. Mais sur pratiquement tous les titres, nous sommes gâtés avec des solos de basse dignes de Bootsy et des claviers bien sentis à la Bernie Worrell. Les membres du groupe ont une formation jazz et cela s’entend particulièrement en live, avec leur équipe de danseurs et autres agités du bocal. C’est la Soul Train touch… Pour l’histoire, The Fat Badgers a joué durant trois heures non-stop et a marqué au fer rouge les funkateers de Paname pour la sortie de l’album, le 29 novembre dernier, au Petit Bain. Mention spéciale à l’invité de marque, soit le danseur et saxophoniste Steeve Eton, qui a mis le feu sur scène. On peut également l’entendre et le voir dans le clip « Bad Mother ».

Par Dj Ness

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