Starwax magazine

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STAR WAX 60 / 15 ANS

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Numéro spécial Est Ensemble : neuf villes du Grand Paris : Bondy, Bagnolet, Bobigny, Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-Le Sec, Pantin, Romainville. Soit neuf villes pour neuf papiers de figures ou collectifs du territoires : Nikkfurie, Batsh, Junkaz Lou & Hervé Sika, Focus One Two Pass It Studio, Q-Sounds Recording, Noise Zion, Teenage Menopause Records, Camion Scratch, Rare Wax par Djamel Hammadi. Plus bonus : Oyé, Woogie puis Souli de Bobigny.

BLESS THE MAD / BLESS THE MAD

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Ibrahem Hasan et Matthew Rivera sont les leaders de Bless The Mad. Les deux chineurs de vinyles se sont rencontrés il y a vingt ans dans un marché aux puces, à Chicago. Focalisé sur la musique afro américaines, l’album éponyme est riche de spectres en provenance du blues en passant par le jazz, le gospel, la soul, le r&b, le funk, le hip-hop et même la house. Certes la rythmique n’est pas typiquement house mais « Inside tha Danja Zone » avec son charley prononcé rend hommage, à leur manière, à la early house de Chicago. Tout le long des quatorze titres Ibrahem et Matthew jouent divers instruments, mais ils invitent aussi de nombreux musiciens. Outre plusieurs guest au vocale, Diego Alzate (double basse) et Jorjāo Barreto (piano) apparaissent plusieurs fois. Matthew qui mixe l’ensemble a joué toutes les batteries, à l’exception de « Bless The Mad » avec Flávio dos Santos Silva. Les rythmiques et surtout les basses ont une place importante, tout comme le jazz. Une forme de spiritualité, de plénitude et d’apaisement se dégagent à l’écoute de ce Lp qui, pressé à 250 copies sold out, est sorti un an après sa version digitale. Sans aucun loop et entièrement enregistré à Brooklyn, le Palestinien et le Portoricain d’origine semblent avoir trouvé leur famille de son, à New York. A ce titre, « Mama’s Land » est riche de signification parce qu’il évoque un endroit ou l’on se sent comme chez soi, malgré ses origines ailleurs. La vibration est organique et ça fait du bien dans ce monde toujours plus digitalisé. Une autoprod chaudement conseillé !

Par Dj Coshmar

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RHYS FULBER / BRUTAL NATURE

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 » Brutal Nature  » a des allures de B.O. De la même manière que le Blade Runner de Ridley Scott s’écoutait autant qu’il se regardait, porté par la magie des compositions de Vangelis, on se laissera emporter par le talent de Rhys Fulber pour raconter sa propre fiction apocalyptique façonnée à coups de nappes crépusculaires, de basses roulantes et de kicks lourds et ultra-précis. Oscillant entre la techno percutante de Central State Institute ou de Pyrrhic Act, les breaks aux notes indus de « Pressure » et l’electronica onirique d’un « Fragility », le producteur canadien sculpte un univers noir et certes brutal mais sans pour autant se restreindre aux codes bien définis de la techno berlinoise. Mention particulière pour « Night Render », synthèse downtempo entre les différents courants explorés par l’artiste et peut-être la plus belle réalisation de l’album. Ce dernier offre une richesse dans la construction de chacun de ses tracks et une complexité sonore bien plus développée que ce à quoi Rhys Fulber nous habitue lorsqu’il officie avec ses collectifs industriels : Front Line Assembly ou Youth Code. A cet égard, le dernier morceau « Stare at the Sun », avec la voix très métal de Sara Taylor (chanteuse de Youth Code) est un cran en dessous du reste. Au final, « Brutal Nature » est un très bon opus électronique à la production irréprochable qu’on recommandera aussi bien aux fans de techno qu’aux amateurs d’electronica.

Le Pépiniériste

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