Starwax magazine

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TOULOUSE BATTLE PRO REPORT

TOULOUSE BATTLE PRO REPORT

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A l’occasion du Lille Battle Pro, samedi 24 février 2018, retour sur l’édition précédente. Depuis sa première édition en 2000 à Chelles, l’équipe de Battle Pro a parcouru bien du chemin. En 2017, l’affiche était délocalisée à Toulouse. C’est au Zénith de la ville rose que les organisateurs ont mis le feu à l’occasion du championnat du monde de breakdance (danse hip-hop au sol). Une session de graffitis était programmée le jeudi. Le vendredi le rendez-vous débuta par le 1 vs 1 Undisputed. Il fut suivi par Hello Brooklyn, une soirée 100% hip-hop. Retour sur trois jours intenses et focus sur le temps fort du samedi (8 vs 8), grâce à la vidéo réalisée par nos confrères du Mouv.

Jeudi 2 mars. Pour ce premier jour, l’incontournable Battle Pro offre aux Toulousains une galerie à ciel ouvert sur les murs contigus au Zenith. Snake et ses camarades locaux sont invités à produire une fresque pour l’occasion. Résultat en photos, ci-dessous.

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Vendredi 3 mars. Au centre commercial de Saint-Orens, la danse est bien sûr à l’honneur. À 18 heures, la compétition 1vs1 Undisputed (animée par le Nîmois Dj H) débute. Après l’élimination de quatorze danseurs, les demi-finales se déroulent entre Dr Hill Skills et Lussy Sky, puis entre Tonio et Deny Rock. La finale est remportée par l’Ukrainien Lussy Sky face à Deny Rock, vidéo ici. Alors que cette battle 1 contre 1 se termine, la soirée Hello Brooklyn investit l’espace Cobalt. Un grand warehouse où le graffiti est à l’honneur. De gigantesques peintures, notamment de Tilt et Reso, sont visibles ici et là. Uncle Ben présente ses customisations de sneakers sur un stand situé à côté d’un foodtruck. Dj Coshmar, installé en hauteur, chauffe l’auditoire. Suivent Dj Dirty Swift et MVxxa. Seul petit bémol, outre la difficulté d’insonoriser un espace conséquent, la sono est limitée pour ne pas déranger le voisinage. La soirée se prolonge dans une bonne ambiance jusqu’à 2 heures du matin.

Samedi 4 mars, 18 h 30. Le Zenith de Toulouse ouvre ses portes. Les Bboys échangent au sein de cercles improvisés. À vingt heures, les gradins sont quasi complets quand soudain le vétéran Sidney, que l’on ne présente plus, surgit pour animer la soirée aux côtés de Maleek. J’apprécie comment les yeux de Sidney brillent. Le monsieur est toujours funky, emplit de passion et d’admiration devant autant de talents. Lil Be Proud, un groupe composé de sept adolescentes, ouvre le bal et met à l’honneur les femmes, encore discrètes dans cette compétition. Une fois le jury (Junior, Swift Rock, Thunder, Beebish et Bojin) et les Djs (Dj Kris de Toulouse et Dj Taj Mahal de Montpellier) présentés, la compétition débute par une Baby Battle. Sonia, la seule femme en quarts de finale, se fait éliminer par Grom, un Français. Les demi-finales se succèdent. Ils sont bien jeunes, moins de douze ans. En revanche on ne peut nier qu’ils ont de nombreuses heures d’entraînement dans les pattes. C’est le cas du Russe Wolf qui se retrouve en finale face à Malik. Ce dernier remporte le titre et démontre que la relève est assurée.

Après une brève pause, et comme le dit Maleek, le « lourd » succède. Le niveau est au rendez-vous. Soul Burnz de Corée du Sud, Mos Crew du Brésil, Dead Prez de Grèce, Vagabond de France, OBC de Russie, Dream Runners de Taiwan, To Much Underground, (équipe composée de danseurs allemands et turcs), et la nouvelle team internationale Red Bull représentent les meilleurs Bboys de leurs pays respectifs. Je vous laisse découvrir et juger par vous même de la créativité et de la qualité de la danse en enclenchant, si ce n’est déjà fait, le player de la vidéo ci-dessous. Entre les demi-finales et les finales Berywan, quatre beatboxeurs toulousains offrent un showcase qui conquiert le public. Puis la finale, l’ultime moment où la pression est maximale, débute. Après quinze minutes de duel, Le Vagabond Crew l’emporte face au team Red Bull BC One All Stars, malgré une blessure de Lil Kev.

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En conclusion, Toulouse Battle pro est un réel succès. Bravo à CACDU et Be Prod Be Proud, les organisateurs ! Nous saluons leur professionnalisme. Il permet désormais à Battle Pro d’être une référence sur la scène internationale. Et le retour remarqué du crew Vagabond, après quatre ans d’absence dans les battles. Un événement qui prend la forme d’un festival grâce à la volonté de Zoubir (directeur artistique) de réunir le maximum de disciplines du hip-hop. Pour les danseurs et followers non rassasiés, le week-end continuait, à l’occasion des dix ans de l’UnVsti Battle Pro, à Saint-Brieuc, en Bretagne. Ou encore lors de la compétition de danse debout internationale, le Juste Debout, à Bercy (heu… l’Accord Hôtel Arena à Paris). Toulouse Battle Pro, un évènement certifié bien fat par Star Wax.

Par Juan Marcos Aubert / Photos graffiti par François (R Style)