Starwax magazine

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THIEVERY CORPORATION LIVE @ L’ALHAMBRA / REPORT

THIEVERY CORPORATION LIVE @ L’ALHAMBRA / REPORT

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Mercredi 22 février 2017, une fois passées les portes, on se rend compte que Thievery Corporation peut compter sur une solide base de fans. Un public bigarré, qui va de l’ado excité à l’idée d’allumer un spliff au quinquagénaire propre sur lui, en tenue de bureau. Certains d’entre eux ont peut-être découvert le groupe avec leurs premiers disques chargés d’un trip hop fumant, aux larges influences dub. Au fil des ans, la production underground a laissé place au succès. La musique s’est quelque peu embourgeoisée pour se retrouver sur des compilations chics, downtempo et easy listening. Mais le duo a toujours su garder une atmosphère reconnaissable, une signature unique et le souhait de ne pas reproduire à l’envie la même formule.

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Sur scène, Rob Garza et Eric Hilton se placent en retrait, derrière leurs machines, comme une tour de contrôle bienveillante. On les surprend un peu spectateurs parfois, les mains dans les poches même. La lumière, comme sur l’album « The Temple of I&I », ils préfèrent la laisser aux excellents musiciens et à la ribambelle de vocalistes. Ce sont eux qui haranguent, qui viennent au contact du public et donnent la dimension live. MC Puma Ptah (et son chapeau cloche, ci-dessous en photo) permet de retrouver la puissance de l’album. Sur « Amerimacka » ou « Warning Shots », son flow élastique transmet une énergie débordante, avec beaucoup de justesse, et récolte les applaudissements les plus nourris. On n’en attendait pas moins avec le sitar sur « Lebanese Blonde », aussi envoûtant sur scène qu’à la première écoute. Thievery Corporation a pris de la bouteille certes, mais le duo a gardé toute sa rondeur généreuse, cet abord facile, et réveille, ça et là, des petites notes au plaisir inchangé.

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Ecoute de leur dernier album, « The Temple of I&I »


Playlist de leurs meilleurs morceaux


Photos et texte par Damien Baumal