Starwax magazine

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newsnovembre-2017

APRAPTA INTERVIEW & EXCLUSIVE LIVE PODCAST

APRAPTA INTERVIEW & EXCLUSIVE LIVE PODCAST

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Aprapta propose une mise en relief entre le djing et la création musicale. C’est un projet qui s’est développé au fil des années. Il reflète la maturité de l’artiste ainsi qu’un retour à la perfection acoustique. Ce Dj nous a concocté un live exclusif d’une heure de minimal… C’est unique et profond. Il nous emporte dans son refuge mental. Pour l’occasion nous avons interviewé Aprapta.


Comment es-tu devenu Dj ?
Je suis dans l’industrie de la musique depuis environ dix ans maintenant, surtout sous mon véritable nom. Ces années ont été une période de découverte sur moi-même. Il y a environ cinq ans, je suis arrivé à un point où je savais exactement quel genre de musique je voulais produire et comment la produire. C’est alors que le projet « Aprapta » est né. Ce qui m’a le plus motivé à me lancer dans la musique, c’est l’émission de radio HR3 Clubnight (fondée par Torsten Fenslau, Ce fut le premier programme dédié aux Djs en Allemagne, dans les années 1990, Ndlr). Cette émission m’obsédait étant adolescent. À l’époque, vous auriez enregistré toutes ces émissions sur cassettes, pour jouer les sets encore et encore.

Comment es-tu devenu Dj et ensuite producteur ?
J’ai commencé à jouer du piano lorsque j’avais onze ans environ. Dès le moment où j’ai eu mon premier synthétiseur, ma voie fut tracée. J’ai tendance à perdre mon intérêt pour pas mal de choses assez rapidement. La musique est vraiment la seule chose que je fais avec passion.


Peux-tu nous présenter ton label ?
Mon propre label s’appelle Aprapta Music. Je l’ai créé comme une plateforme pour une musique bien produite et qui respecte un concept fort, quel que soit le genre de musique. J’ai choisi le nom du label après avoir étudié l’histoire maya et j’ai découvert Aprapta, un combattant réincarné. L’idée, derrière tout cela, est qu’après toutes ces années à avoir expérimenté différents sons, j’ai eu l’impression d’avoir enfin trouvé ma voie… Et de ressusciter, tel le phénix, avec une vision nette, à savoir comment continuer à faire de la musique. Avec le prochain album d’Aprapta, il y a six sorties. Et bien d’autres sont à venir. La plupart des collaborations se sont faites naturellement… Après tout, le monde de la musique est beaucoup plus petit qu’on ne le pense !

Quelles sont tes influences ?
Je suis inspiré par tous les styles de musique. Björk a toujours été une des mes influences majeures, autant que Massive Attack.

Où se situe ton studio et quel genre de machine utilises-tu ?
Mon studio est basé à Francfort. J’utilise différents plug-ins, et des modulaires la plupart du temps.

Quelles sont les villes que tu conseilles pour raver ?
Berlin est la ville la plus prédestinée pour raver mais je peux aussi te recommander Robert Johnson à Francfort ou bien la Galerie Kurzweil à Darmstadt.

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Que représente le vinyle pour toi ? Et quel est ton label favori ?
Le vinyle représente la réalité dans la musique, pas seulement auditive mais également haptique (qui concerne le touché, Ndlr). Mes vinyles préférés sont ceux de Ricardo Villalobos. Je pourrais discuter sur les grands labels qui existent aujourd’hui, durant des heures… Perlon est certainement l’un de mes labels préférés.

Y a-t-il un artiste, en particulier, avec lequel tu souhaiterais collaborer ?
J’aimerais vraiment collaborer avec Petre Inspirescu.

Quels sont tes projets ?
J’ai l’intention de sortir un disque début 2018. Et nous verrons ce qu’il en adviendra. Je vis beaucoup au jour le jour.

Quels sont les privilèges offerts par le statut de Dj-producteur ?
Je préférerais parler de la liberté de produire sa propre musique plutôt que de mon statut. C’est un sentiment ambivalent parce qu’il n’y a pas de limites. À moins que vous ne les définissiez pour vous-même. Et d’un autre côté, vous pouvez aussi vous perdre et ne pas savoir quand est-ce qu’une track est terminée ou pas. Je peux facilement passer du narcissisme le plus extrême à l’autocritique la plus dure. L’écart entre les deux est ténu.

Par Sabrina Bouzidi