Starwax magazine

starwax magazine

archivesjuillet-2019

SOLAR SOUND SYSTEM 20 ANS / INTERVIEW CEDRIC CARLES

SOLAR SOUND SYSTEM 20 ANS / INTERVIEW CEDRIC CARLES

Posté le

Alimenté par l’énergie solaire et les mollets du public, le Solar Sound System célèbre 20 ans de rendez-vous festifs… Initiée notamment par Cédric Carles, l’aventure collective se développe à la Station-E, à Montreuil, et à l’international, en proposant des solutions d’autonomie aux énergies renouvelables. À ce titre, nous avons voulu en connaître d’avantage sur ce singulier militant écologiste, ses actions passées, présentes et futures dont la soirée anniversaire mi-août. Puis sur l’effondrement annoncé de la terre !


Le Solar Sound system est-il né dans le sillage du Djing ou via le secteur des énergies renouvelables ?
Les deux. D’abord au travers de ma collection de disques, composée en diguant des vinyles all style dans les vides-greniers, dès mon plus jeune âge. Ensuite grâce à la culture rave. Et de par mon intérêt pour les énergies renouvelables et l’envie de trouver de nouvelles façons de parler de tout ça et d’agir.

Pourquoi ce nom ? As-tu une fréquenté les sound systems reggae ou les raves ?
Oui, plutôt les raves. Et on a toujours été un crew de Djs et de music lovers autour du projet.

Au départ, concernant la musique, aviez-vous une direction artistique ?
Notre direction artistique est de ne pas en avoir, d’inviter un maximum de monde à venir jouer.

Connais-tu la communauté des sound bikes en Europe – article dans le SW43 ?
Oui j’ai découvert ceux du Queens, à NYC, grâce à Seb Carayol, le curateur des expos « Say Watt ? » à la Gaité Lyrique et de « Jamaica Jamaica ! », à la Philharmonie. C’est lui qui les a présentés. On a fait des parties mémorables avec Patate Records, et Sergio Marigomez de Heartical Sound.

Connais-tu la solution solaire de Dj Nassim – interview dans le SW35 ?
Ah ah, oui. Le collectif le connait. Nassim a fait ses premiers pas avec nous, au Solar Sound System. Et il a décidé de faire route seule. Mais nous on est plutôt un collectif. On partage. On préfère les back to back aux trips autocentrés et auto programmés. On place l’intérêt collectif au centre de la démarche, pas l’inverse. Je comprends que pour un Dj en descente qui cherche des dates, ça peut être une opportunité. Nous on invite des collectifs, des Djs. L’idée de trouver du booking personnel à travers ça ? Plutôt l’inverse. Et d’inviter un max de monde à jouer. On a autre chose à apporter que la party et le Dj set. Notre but est de faire vivre au plus grand nombre cette expérience énergétique, d’ouvrir les esprits.

De quoi se compose le Solar Sound System ?
De panneaux solaires photovoltaïques. De deux platines vinyles ou deux CDJ. D’une table de mixage. De deux générateurs de vélo. Et entre deux et six enceintes de 1000 à 3000 watts (pour un public de 200 à 500 personnes, selon.) En temps normal, on fait fonctionner un sound system de 2 kilowatts. On ne le met jamais à bloc, sauf pour la Gay Pride. Et on a monté lors de certaines Techno Parade à 6 kilowatts, ça commence à pousser fort… Vidéo ci-dessous


N’avez-vous pas envie de concevoir un véhicule plus conséquent ?
On se tâte. Ça fait 20 ans qu’on est là, donc on a fait le tour d’un certains nombre de questions. Aussi sur la logique de notre développement, on préfère plusieurs petits engins qui s’assemblent qu’un gros. Small is beautiful. Actuellement on se focalise sur la fabrication d’une maison container autonome, pour le Solar et la Station-E. Elle permettra de présenter en continu nos activités, ce qui ne nous empêche pas de sortir toujours autant.

Avez-vous des solutions concernant le Djing ou le beatmaking ?
Et connaissez-vous celles de nos voisins de Squarp Instruments – interview dans le SW49 ?
On ne peut pas tout embrasser. On adorerait avoir les mixettes « electronic et spectacle ». Mais il ne faut pas se faire d’illusions : le made in chez nous coûte très cher… Sinnon je ne connaissais pas Squarp mais c’est intéressant. Nous on est proche de Tony Light, un beatmaker milanais de la scène 8bit, créateur de la synth et drum machine LEPLOOP et du Laboratorio Elettronico Popolare (L. E. P. ), fabriqué uniquement en récup de matos, le proto était Mad Max style… À découvrir ! Il va certainement passer pour les 20 ans du Solar les 9, 10 et 11 août 2019 à la Station-E.

Vous avez des antennes Solar Sound System dans plusieurs pays. Avez-vous une charte commune ?
Oui, forcément. On a une ligne de conduite. On partage des affinités. Et on diffuse aussi les outils pédagogiques et les programmes de recherche sur l’énergie via nos antennes.

Peux-tu nous parler des Dj emblématiques du SSS ? Sont-ils uniquement Djs ?
Les plus emblématiques sont BeNur de Tel Aviv Solar Sound System, Nathanael du Solar Sound System de Lausanne, Vincent de la Croix de Berlin ou Lucas Aka Tonte Concept. Ils interviennent et nous soutiennent depuis toujours, nous branchent sur des fêtes, des récup de matos, des projets au sein de leurs réseaux, viennent mixer régulièrement ou pas, usent de leur notoriété pour appuyer notre démarche et notre engagement. C’est le cas de collectifs comme le Bercail, Dj Noiro, Ouvertur, El Buho, Curitiba et Djs for Climate… On a reçu des soutiens de Matt Black de Ninja Tune, de Jay Ka, de Dj Yellow, de Ben Green de Civil Civic, de Deviant Disco ou encore de Jarvis Coker (le leader de Pulp, Ndlr). On ne les remerciera jamais assez.

702-sss-02 Solar Sound System Montreuil – © Star Wax

702-sss-paysbasque Solar Sound System Pays Basque, San Sebastian – © 3S

702-sss-telaviv Solar Sound System Tel Aviv

702-sss-berlin Solar Sound System Berlin – © Rubens Ben

702-sss-hongkong Solar Wellness Session Hong Kong – 2018 © 3SHK

Comment conjugues-tu la fête et ces heures de recherche ?
Il y a un temps pour la fête : prestations et événements à la Station-E le week-end. Et un temps pour les projets de recherche, durant la semaine, et où nous essayons de développer Paléo, RegenBox et Rétrofutur au maximum. Oui on alterne. On fait les deux en même temps. Mais on rencontre aussi beaucoup de gens dans les fêtes et on avance sur nos questions énergétiques comme ça. C’est aussi comme cela qu’on crowdsource, en direct avec des gens vrais et pas que sur la toile…

Tu as des origines suisses. N’est-ce pas le berceau de l’hydro-électricité et des spéculations inhérentes ?
C’est certainement passionnant cet épisode suisse, celui et du développement des transports électriques et des réseaux, car les deux se sont fait ensemble. Mais j’ai grandi en France, et là on est plutôt sensible aux spéculations sur les centrales nucléaires. Un dossier autrement plus sulfureux que celui des centrales hydrauliques suisses, qui font tampon en remontant l’eau dans les barrages. Au passage, c’est une bonne manière de pouvoir stocker l’électricité. C’est même la meilleure batterie au monde actuellement. Quant à la spéculation, il me semble que c’est une longue histoire, qui se répète…

Face à la France, la Suisse est-donc en avance sur les nouveaux concepts écologiques…
Difficile de dire qui gagne, qui est en avance. Dans les deux cas, il y a des bons et des mauvais choix technologiques et politiques, ça dépend des territoires, des labos, des choix citoyens ou pas… En tout cas les Suisses souhaitent clairement sortir du nucléaire, et pour des raisons économiques. Il y a des coûts cachés. Ils les ont calculés, ils décident de ne pas miser là-dessus pour l’avenir. Les tensions sont toujours fortes, les lobbies défendent leurs intérêts, as usual…

Doit-on tout jeter au nom d’une écologie elle-même finalement polluante ?
Il ne faut pas tout jeter. C’est clair que tout n’est pas clean, mais rien n’est clean. C’est toujours la question du contexte. Soixante cinq mille morts par an : ce sont les chiffres des personnes qui décèdent à cause de la pollution en ville… C’est aussi le jeu des groupes pétroliers que de dire : « Ah les véhicules électriques sont polluants ! » C’est pour cela qu’on écrit une contre-histoire, afin de montrer que cette bataille à plus d’un siècle et que tous les coups sont permis. On se documente pour ne pas rester dans les fake news et les ragots de comptoir. On veut poser des faits. Il faut arrêter de tourner en rond. C’est souvent un argument pour ceux qui ne veulent pas bouger d’un iota. Ces mêmes qui disent : « Ah oui mais en fait gnan gnan gnan… » Ça les arrange bien. Donc ne bougeons rien, c’est plus facile. Je vais me remettre devant la Tv, ne plus me poser de questions, vu qu’on me dit que les véhicules électriques sont polluants. Et bien oui, mais ce n’est pas nouveau parce que tout véhicule est polluant. En rappelant qu’en ville, quand tu roules à l’électrique, tu tues moins de gens.

Peux-tu présenter le livre, « Rétrofutur » ?
Notre planète traverse actuellement une crise énergétique sans précédent. Pourtant des solutions existent car l’histoire a laissé quantité de bonnes idées sur le bord de la route… Finalement, c’est peut-être dans le passé que se trouvent les solutions du monde de demain. C’est un livre qui est né du projet de recherche paléo-énergétique. Le projet de recherche collaboratif paléo-énergétique consiste à exhumer les innovations passées et oubliées pour les remettre au goût du jour, et les utiliser pour concevoir les solutions résilientes de demain. Dans sa version web comme dans sa version papier (frise chronologique, Ndlr), le domaine paléo-énergétique est une formidable façon d’interpeller le public et les professionnels de tout bord et de tout âge sur ces questions. En 2017, nous avons été sollicités par Buchet-Chastel pour publier un livre sur le sujet. Avec « Rétrofutur, Une Contre-Histoire Des Innovations Énergétiques », nous avons pu faire intervenir des universitaires reconnus, qui soutiennent et justifient notre démarche. Sorti en septembre 2018, le livre est déjà en cours de réimpression et sera bientôt traduit en japonais et en anglais. Le mieux est de parcourir notre site : paleo-energetique.org

En 2017, seulement 1,9% de la production totale d’électricité provenait de l’énergie solaire. Existe-t-il un avenir pour cette énergie ?
Oui, car c’est la moins chère. On part de loin, donc forcément elle va se développer malgré les lobbies que cela dérange… Si tu enlevais les subventions pour le pétrole, le kérosène de l’aviation, pour le nucléaire et que tu équilibrais les soutiens, ça pourrait vite développer les énergies renouvelables, et pas que le solaire…

Lors d’une réunion de l’Agenda 21, les Américains ont affirmé que l’Homme a détruit la terre, que c’était trop tard. Qu’en penses-tu ?
Oui il est tard pour réagir. On a tiré sur le système terre, au point de nous mettre en péril. Si tu lis les collapsologues (théoriciens de la fin du monde, Ndlr) aujourd’hui, tu prends une claque. Mais, en même temps, quand tu observes les problèmes d’eau, d’énergie, de pics pétroliers, les bouleversements et les migrations climatiques ou les rendements agricoles qui sont fragilisés, tu te dis que ça va faire mal. C’est le moment d’agir.

Des ingénieurs travaillent pour trouver des solutions afin de préserver la planète. Ne sont-ils pas volontairement occultés ?
En fait beaucoup de gens n’attendent plus et agissent, s’organisent. Il devient difficile aujourd’hui d’occulter des solutions, bien plus qu’il y a 50 ans…

Existe-t-il des chercheurs qui s’affranchissent, en divulguant des vérités ?
De tout temps. Mais la vérité d’un chercheur n’est pas celle d’un autre. Le changement climatique est annoncé depuis 1890. Auguste Mouchot, à l’époque, disait que nous étions trop dépendants des énergies fossiles… Le fameux Mouchot, l’inventeur de l’imprimante solaire, qui tirait des journaux au Jardin des Plantes… C’était un lanceur d’alerte avant l’heure…

Aujourd’hui, j’ai l’impression que le gouvernement essaye de nous rendre responsables des dégâts écologiques alors que c’est lui et les industriels qui tiennent les manettes. S’activent-t-ils vraiment pour l’environnement ?
La responsabilité est collective, faut pousser le pouvoir à agir. Il y a même des procès contre les gouvernements pour inaction. Face à de tels enjeux climatiques, doit-on continuer à se dire : « Ah c’est de leur faute ! » À Star Wax, par exemple, quel est votre engagement ? Pensez-vous toujours faire Star Wax en cas de crise majeure ? Et défendre des causes culturelles ?

De ton côté n’as-tu pas été obligé d’agir en discrétion voire dans l’illégalité, notamment à cause d’agro-carburants, afin de rester fidèle à cette démarche ?
Les agro-carburants et l’huile de friture ne sont pas interdits en Suisse, alors qu’en France si. Mais ceux qui ont été attaqués ont eu gain de cause par décision européenne.

Y a t-il un lien entre l’atelier 21 et l’agenda 21 ?
L’Agenda 21 est une planification pour agir sur un territoire ou dans une structure sur l’eau, l’énergie et la biodiversité. L’Atelier 21 est le cadre d’action. Par exemple, nous on crée au sein d’Atelier 21.org une caisse à outils pour accélérer les actions au profit de la transition écologique.

702-sss-01
Vous avez beaucoup d’idées et peu de moyen, n’est-ce pas frustrant ?
Si, mais qui va piano va sano…

N’est-ce pas antinomique de s’associer à un géant comme Bouygues ?
Non, on a eu une indépendance totale concernant nos actions et nos résultats. C’était un soutien pour des travaux de recherche sur le stockage énergétique, avec une bourse proposée par des clients de Bouygues. D’ailleurs, ça serait bien que des marques de fringues ou de sneakers s’y mettent aussi, non ?

Sinon tu as inventé un objet génial qui permet de recharger les piles standard. Est-il en vente ?
On a rien inventé, on a réinventé, exhumé et donné naissance à un programme de recherche, et on a conçu un système qui permet de régénérer des piles alcalines, à usage unique… Donc on a fait le régénérateur et adjoint un système pour datalogger les data de charges et de décharges successives. Mais aussi pour datalogger des décharges simples, ce qui permet de comparer les piles entre elles, en fonction de leur prix…On a fait un benchmark des piles… c’est un proto pour l’instant, acheté par les geeks, les passionnés ou les écoles de technologies et IUT… C’est un parfait outil pédagogique, qui parle de science participative, d’électronique, d’écologie, d’études comparatives, de boîtiers fabriqués en découpe laser… Le projet RegenBox.org est une étude participative sur les piles alcalines, point d’entrée de la question du stockage énergétique et des impacts écologiques de nos consommations énergétiques, aussi minimes soient-elles. Cet ancien brevet, déposé par Karl Kordesch en 1980 aux États-Unis, a été exhumé par notre programme paléo-énergétique. Il est passé dans le domaine public et l’équipe RegenBox en a fait un programme de recherche, permettant de comparer les piles entre-elles et de donner naissance au premier benchmark du marché de la pile alcaline. Les consommateurs pourront ainsi comparer les piles entre-elles et connaître leur capacité énergétique, et par conséquent leur rapport qualité-prix. Il n’est pas voué à être mis en vente. C’est voué à être un outil pédagogique et de recherche.

Quel est le principe de Fab City ?
Fab City est basé sur la projection d’une ville qui utilise ses flux de déchets pour fabriquer sur place, c’est un do-thank géant, avec plein de villes et de territoires qui rassemblent les acteurs qui souhaitent avancer dans cette voie, nous compris. On imagine qu’une ville peut, avec ses déchets, fabriquer des matières isolantes pour lutter contre la précarité énergétique.

Pourquoi avoir quitté le confort de la Suisse pour Montreuil ?
Ça ne s’est pas calculé comme ça, mais c’est bien ici aussi qu’on a des choses à faire et du savoir à partager.

Vous clôturez deux ans de résidence à la Station-E, à Montreuil. Quel est le bilan ?
Dès l’inauguration, l’équipe de la Station-E a tissé des liens avec le secteur associatif et culturel de la Ville de Montreuil, et du département en général. Nos efforts ont été récompensés par un rayonnement, une implication croissante de la Station-E dans la vie culturelle et militante en Ile-de-France. On a été invité à participer à de nombreux événements extérieurs pour présenter et partager avec le plus grand nombre nos actions, notre expertise et soutenir la transition écologique sur le territoire. Notre projet a été largement couvert par la presse en nous présentant comme véritable porte- drapeau des actions énergétiques et innovantes sur les friches culturelles. La Station-E compte plus de 3500 nouveaux adhérents pour la deuxième saison culturelle, a accueilli plus de 12 000 visiteurs en l’espace de 70 jours et organisé une trentaine d’événements engagés à la Station-E et une vingtaine hors les murs. Nous fédérons plus de 15 000 abonnés sur les réseaux sociaux, toutes plateformes confondues.

Vous fêtez vos 20 ans ! Comment fais-tu pour renouveler ton énergie et celle du collectif ?
On a toujours eu une énergie sociale grandissante autour du projet. C’est ça aussi le moteur.

Quel est le temps fort de cet anniversaire ?
Une grande réunion de toutes les antennes, qui ne se voient pas souvent car elles sont surtout actives sur leurs territoires respectifs… Et des ouvertures d’antennes sont prévues.

Si un individu souhaite-vous aider ou créer un Solar Sound System, comment doit-il procéder ?
Prendre le temps de bien comprendre ce qu’on fait et être un acteur culturel confirmé.

702-SolarSoundSystem-log-PREPA02
Quel est l’avenir de la Station-E et du Solar Sound System ?
Station-E 2020 est le prototype d’une université populaire libre et festive. Elle concerne les transitions énergétiques, sociales, économiques et techniques. Il s’agit de partager, expérimenter et transmettre sur le territoire 20 ans de savoir et de bonnes pratiques pour tous les publics (scolaires, entreprises, universitaires, Ndlr) et d’imaginer ensemble des outils pédagogiques sur ces questions. L’innovation sociale est aussi sinon plus importante que l’innovation technique.
Tout le monde peut devenir acteur des transitions pour une nouvelle manière de vivre. Le but est de dissiper, expérimenter, partager des savoirs et des bonnes pratiques avec tous les publics Il s’agit de partager 20 ans de développement d’outils pédagogiques sur ces questions de transitions énergétiques et d’imaginer ensemble de nouveaux outils et solutions pour les territoires. L’atelier21 invite sur le territoire son réseau d’acteurs internationaux pour participer à la diffusion de l’excellence environnementale. Concernant le Solar Sound System, nous souhaitons continuer à faire des prestations à l’extérieur, des partenariats, et continuer à ouvrir des antennes à travers le monde.

Certains Dj internationaux disent que la techno est une musique de vieux. D’autres affirment que les musiques électroniques sont de moins en moins engagées politiquement… Comment vis-tu cela ?
Écoute : il y a un état du monde autrement plus urgent à traiter, mais c’est sûr qu’il y a des réflexions à mener sur la fête, pourquoi on la fait, comment on la fait, quels sont ses impacts dans la tête des gens et quelle émancipation peut sortir de tout ça.

Selon toi, est-ce plus écologique de mixer des vinyles ou des Mp3 ?
Des vinyles, et de loin.

Tu écoutes quoi, dans ton baladeur et chez toi ?
Systématiquement Radio3s.org

Justement parles-nous de Radio3s.org : quel est le programme, y a-t-il une application ?
La webradio est aussi ce qui relie toute la bande de music lovers et de diggers. La Radio 3S (Radio Solar Sound System) est la webradio officielle fonctionnant uniquement à l’énergie solaire. Il y a uniquement des morceaux tracklistés, pas de bla-bla, comme une sorte de Radio Meuh… Il n’y a que du son et de bons selectas, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ça permet de diffuser aussi des prods de nos labels amis. Nous visons à établir des liens solides entre la musique, la culture, l’écologie et les communautés. On n’a pas d’application mais ça peut-être un développement prochain ! Pour l’instant j’ai le raccourci radio3s.org sur le bureau de mon téléphone portable, et ça marche plutôt bien comme ça.

Un dernier mot ?
Power to the people ! Stick it to the man !

Par Supa Cosh…