Starwax magazine

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LES FOLIES SYMPHONIQUES DE WAX TAILOR / LIVE REPORT

LES FOLIES SYMPHONIQUES DE WAX TAILOR / LIVE REPORT

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Il est à peine 19 heures que déjà une foule s’installe dans ce carrefour étriqué de la rue Richer, dans le 9ème parisien. C’est au 32 que se dresse le temple du music-hall : Les Folies Bergères, à la façade art déco. 19H30, la foule bigarrée a en moyenne 30 ans, mais on remarque des familles. C’est plutôt plaisant de voire que la musique du tailleur de cire est fédératrice. Le hall d’entrée, tout en longueur, est impressionnant tout comme son lustre et cette collection de costumes d’opérette scintillants. L’auditorium, avec double mezzanines, a ce charme désuet des salles parisiennes mythiques même si les strapontins sont un peu vieillots. Il n’y a pas de première partie, mais une sélection musicale en accord avec la soirée : Curtis Mayfield, Handsome Boy Modeling School, Roisin Murphy… 20h00 : le rideau se lève ! Et on ressent l’ampleur du projet un peu fou de Jean Christophe Le Saoult : 40 musiciens issus du conservatoire de Lille, près d’une vingtaine de choristes, et au milieu derrière ses machines, le Wax, chemise blanche et petit chapeau noir ! Et c’est parti pour 2 heures de spectacle.




Pour ceux qui suivent Wax Tailor depuis ses débuts, on sait que les visuels scéniques ont toujours eu une place de choix lors de ses concerts. On est resté subjugué par la beauté des images, la mise en lumière… À gauche du Dj, la chef d’orchestre Lucie Leguay mène à la baguette la section corde. Les musiciens prennent un réel plaisir à cette aventure. Cela se voyait sur leur visage, conscients de ce qu’ils étaient en train de vivre ! Le meilleur (et le plus approprié) du répertoire du producteur vernonnais, est joué. Parmi les claques délicieuses pour les oreilles, le titre « Sometimes » qui sample en version studio « La Chanson de Solveig » d’Edvard Grieg. Sur scène, l’orchestre symphonique joue l’œuvre de Grieg avant d’être rejoint par les programmations, et que cela forme un tout harmonieux, les violons se samplant eux-mêmes ! Autre point fort « Hypnosis Theme » aux arrangements Drum’n Bass étonnants ! Et puis bien sûr il y la grâce de Charlotte Savary toute de noir vêtue, qui interprète le répertoire de Jennifer Charles, Ali Harter ou Voice. On regrette que ces dernières ne soient pas présentes, le punch manquait parfois. C’est un problème des projets studio à featurings multiples qui ne sont pas simplement transposables sur scène lors des tournées. La salle est conquise. Quant aux rappeurs Mattic et le duo A State Of Mind, leurs apparitions sont explosives… surtout quand ils se lancent dans une joute endiablée avec la flûtiste Marine Thibaut, bref des ambianceurs hors pairs ! Au rappel, le final sera « Say Yes », le titre le plus festif de la discographie de Wax Tailor, ci-dessous.

Comme l’a si bien dit Jean Christophe, il est comme un gamin de 12 ans avec un jouet, un vrai bijou. Mais après tout, vu la portée orchestrale et cinématographique de sa musique depuis ses débuts, cette aventure ne nous étonne pas. Son pari est réussi ! Enfin pour l’anecdote, les concerts parisiens devaient se jouer au Châtelet, ne serait-ce que pour la scène plus adaptée à l’imposant orchestre. Mais un humoriste cher à Michel Drucker lui aurait soufflé la priorité…. À charge de revanche ! (Dj Barney From Vernon)