Starwax magazine

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GIRL POWER / THE MOVIE

GIRL POWER / THE MOVIE

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Afin d’être constructive plutôt que conflictuelle, la notion d’égalité entre hommes et femmes ne devrait plus nous préoccuper. Exemple type, la danse hip-hop fait partie des rares disciplines sportives mixtes : les hommes et les femmes sont challengers dans la même catégorie ! Libre à toi de rentrer dans le cercle. Idem pour le graffiti. Au-delà de son titre, le film « Girl Power » ne revendique aucune idéologie, il renvoie à une attitude empreinte de liberté. Outre de mettre en lumière des figures féminines emblématiques du genre (de Nyc, à Sidney en passant par l’Afrique et jusqu’en Europe), ce documentaire rappelle qu’il est possible de faire ce que tu veux, peu importe qui tu sois. La production est réalisée et narrée par Sany. La graffeuse praguoise est aussi à l’origine du crew éponyme. Le film raconte son parcours d’artiste illégale, fatalement parsemé d’embûches ; six années riches en émotions et en rencontres, aussi bonnes que mauvaises. Certes, l’habillage n’est pas le point fort de « Girl Power ». En revanche le film est bien rythmé. Et il est disponible en version originale sous-titrée. Les musiques sont notamment composées par Ondřej Skala et par le groupe Ježís Táhne Na Berlín. Mais ce qui m’a touché chez Sany, ce n’est pas le niveau de pratique. C’est surtout sa volonté de faire du graffiti vandale, de le prolonger par ce film grâce à l’adrénaline et aux convictions, au détriment des économies, de la vie sociale… « Girl Power » amènera ainsi l’auteure à perdre son statut de cadre, à vivre secrètement, au point de devenir parano avec certains de ses meilleurs amis… Désormais « stabilisée », sa trajectoire reste ouverte sur le monde. En effet depuis 2016, Sany ne cesse de voyager pour présenter son film, gage de rébellion et surtout d’émancipation. Une symbolique forte quand on connaît l‘histoire de la République tchèque. En d’autres termes, « Girl Power » c’est l’histoire d’un rêve qui devient réalité. Pour toutes ces belles raisons, il est naturel de saluer une telle démarche qui, un jour peut être, sera diffusée online gratuitement : big up Sany ! Et si tu viens à Paris, fait moi signe. Personnellement je n’ai aucun souci pour peindre avec une femme ! Le film français « Star », récemment sorti, racontant l’histoire de graffeurs vandales parisiens, le prouve également.

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Plus d’info www.girlpowermovie.com


Par Supa Cosh…