Starwax magazine

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REPORT / FESTIVAL SONORAMA

REPORT / FESTIVAL SONORAMA

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La première édition du festival Sonorama avait lieu à Besançon (25) du 8 au 11 octobre 2011. Sous-titré « Paysage sonore » et organisé conjointement par plusieurs associations spécialisées dans les cultures numériques et la musique électronique, celui-ci remplaçait le traditionnel festival « Musiques de rues ». Adieu donc cracheurs de feu et punks à chiens (quoique…), Besançon entrait enfin dans le 21ème siècle. La programmation ambitieuse proposait concerts, installations sonores, performances et dj sets avec boule à facette géante dans divers lieus de la ville. Les soirées thématiques à La Friche (rock le jeudi, hip-hop le vendredi, techno le samedi) étaient l’occasion de découvrir un ancien entrepôt spectaculaire quoiqu’un peu froid et haut de plafond (donc difficile à sonoriser) où a défilé une liste d’artistes (The Chap, Dj Krush, Playdoe, Raekwon, Dälek, Danger, Pilooski, Carl Craig, le label Infiné…) sans fautes de goût notoire mais sans grande prise de risque non plus. Playdoe a confirmé, Raekwon a agréablement surpris et Carl Craig a prouvé qu’il était bien le meilleur Dj de techno au monde.
Un bémol : la soirée de samedi, centrée sur le label Infiné, aurait peut-être gagné à proposer (tout en restant dans la thématique techno) un panel un peu plus large de styles pour satisfaire les différents publics présents et surtout faire plus encore de ce festival une véritable plateforme de promotion de la culture électro dans une région où celle-ci a du mal à s’imposer (à part au fond des bois avec de la transe hardcore en fond sonore). Le reste du festival se déroulait dans le centre ville. Difficile d’être exhaustif comte tenu du nombre de spectacles proposés durant les trois jours. Retenus en vrac : les ponts chantants de Jodi Rose, Acid Brass, les ondes Martenot de Julie Normale, la soirée de l’association Le Citron Vert et le concert de Ddamage au musée du temps ou encore l’habillage graphique du collectif Helmo…

Si la programmation semblait tenir ses promesses, le festival a eu par contre un peu plus de mal à trouver son public. La faute à la pluie ? A des installations parfois un peu déroutantes voir intimidantes ? Toujours est-il qu’au vue des réactions des piliers de bistrot de la place Saint-Pierre (« Si c’était censé être de la musique ça s’appellerait musirama »), il y a encore beaucoup de Franc-Comtois pour qui une boule à facette géante ne remplacera jamais un bon vieux jongleur et un djembé. Ne reste qu’à espérer qu’une deuxième édition du festival Sonorama leur fasse changer d’avis…

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Par Julien Vuillet