Starwax magazine

starwax magazine

archivesjuillet-2014

REPORTING FESTBOUC #4

REPORTING FESTBOUC #4

Posté le


Pas d’artistes aux cachets et exigences hors normes dans la line up, majoritairement française, sans prétention mais alléchante, du Festival FestBouc. Puisqu’il s’agit pour moi d’une première fois, c’est sans à priori aucun que j’ai pris la route en ce début du mois de juillet en direction de la paisible ville de Mornant, à coté de Lyon pour la quatrième édition de ce festival dont la particularité est la large diversité des genres musicaux proposés.


702_3702_festbouc
Le vendredi 4 juillet, le climat est orageux et, à l’ouverture des portes à 19h, c’est à guichet fermé que débute le FestBouc, sur le même site que les années précédentes, me dit-on. Trois chapiteaux de tailles différentes sont installés. Avant de laisser place aux Djs, chaque soirée commence par des groupes. On commence reggae (et non raggae comme écrit dans le programme !) avec Tonton David et sa nouvelle chemise, devant un public pas encore présent en masse, puis on poursuit avec Schlaasss, un groupe de rap qui vient de sortir son premier Ep chez Jfx Lab et, dans un autre registre, Brassens Not Dead tout autant punk que les Ramoneurs de Menhirs. En parallèle, Supa Cosh… rempli un dancefloor, vite excité, avec un set hip-hop, tropical puis dubstep 100% vinyles, alors que la pluie arrive. Heureusement, elle ne durera qu’une petite heure et ne reviendra plus. Quelques petites infiltrations retarderont le live de Ghostdown, duo montpelliérains (en photo ci-dessous) qui combine scratchs, samples de musiques exotiques, rap en anglais et manipulations de machines pour un résultat malicieux et groovy qui restera pour moi la meilleure surprise et la grande découverte de ce festival, même si le live peut encore être peaufiné. La grande scène, elle, accueille Mac Abbé et le Zombi Orchestra un groupe peu excitant, contrairement à l’anglaise Soom T avec un Dj et son flow ragga qui met tout le monde d’accord. Alors que le public n’a de cesse de circuler sur le site, Hilight Tribe, un groupe de trance acoustique, fera également son effet. Pendant ce temps, sur le petit Boucan (scène 3) Dj Prosper et son attitude bien fun conquièrent également la piste de danse. Enfin, la techno commence à sortir des enceintes avec Drop 7, alors que je décide d’aller me reposer vers les quatre heure du matin, les plus téméraires pouvant profiter des Djs sur la petite scène du camping qui prend le relais lorsque les trois chapiteaux s’éteignent à l’aube.

702_festbouc_3546
Le samedi après-midi, à quelques kilomètres, au clos Fournereau, c’est théâtre et clowns. Des ateliers de marionnettes ou d’initiation à la jonglerie sont proposés au jeune public, mais pas seulement. La musique reprend à 19h et, comme la veille, les festivaliers traînent un peu à arriver. Le groupe Tchopdye balance donc sa musique afro aux multiples influences de manière un peu confidentielle. Petit à petit, le site se remplit à nouveau alors que le collectif de reggae Wailling Trees prend la suite. Malheureusement, à cause d’un problème de matériel et de disque dur, Spankbass a du annuler l’avant veille. C’est Mighty B qui le remplace. Il conquiert le public sous le grand chapiteau avec un set exclusivement liquid jungle/ragga dans le même esprit que celui d’Aphrodite qui prend le contrôle plus tardivement, accompagné d’un Mc. Entre les deux, Dj Fly, notre champion du monde du scratch ci-dessous en photo, enflammera également la grande scène avec le set le plus techniquement pêchu.

702_3736_djfly-festbouc
702_3696-amuzgueule_festbouc
702_3663-amuzgueule_festbouc
Sur la scène 2, les sept musiciens de Lamuzgueule (en photo ci-dessus) distillent leur bonne humeur grâce à leur swing rétro boosté par des machines. Un chouette moment prolongé par la performance de Dj Click (ci-dessous en photo), toujours accompagné de ses poupées. Son set en mode balkan-électro agrémenté de manipulations sonores bien senties se clôturera par un titre de rap et les applaudissements des teufeurs. A noter qu’il fait partie des rares Djs présents à jouer des vinyles. Miimo et Wavesonic, en ping pong, mixent, eux, principalement des Cds. La suite du programme proposait des Djs plus techno, house, trance ou psytrance dont James Copeland, Khainz, 6nok, Yass, Oddwave, Nipo ou encore Dilemn. Pendant tout ce temps, de l’autre coté du site, au camping, sur l’espace associatif vous aviez la possibilité de manger une crêpe sur le stand de Selekta Galette animé aux platines par Audrey, dans une caravane, proposant du rap, dancehall, afrobeat…

702_3708_click-festbouc
C’est avec un bon souvenir que je rentre le dimanche. Les membres de l’équipe, bénévole et pro, sont efficaces, souriants et décontractés. A l’image du prix des boissons et du pass à 25 euros pour les deux jours. Même s’il est affiché que nos amis les chiens sont interdits certains, parmi les 4000 festivaliers qui circulent, dansent ou chillent sans encombre, ont réussis à venir avec leur animal de compagnie. Un chouette festival à taille humaine à conseiller, en somme.

702_3785-festbouc

Photos et texte par Invisibl Journalist.