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newsseptembre-2018

ENTENTE NOCTURNE, UN RASSEMBLEMENT DE 16 COLLECTIFS… / INTERVIEW

ENTENTE NOCTURNE, UN RASSEMBLEMENT DE 16 COLLECTIFS… / INTERVIEW

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Les 12 et 13 octobre 2018 se déroulera l’Entente Nocturne Festival, un projet monté par 16 collectifs passionnés de musique électronique, au cœur d’une ancienne centrale électrique de Vitry-sur-Seine. Leur ambition est d’offrir au public un line up éclectique en installant quatre scènes distinctes et de couvrir un large spectre musical allant de la techno à la trance en passant par le dub. Les mots d’ordre sont l’entente, la fête et la liberté, pour embarquer le public dans cet “état de fête”. Nous avons rencontré One One Six, un des collectifs qui s’investit dans cette belle aventure.


Comment définir ce rendez-vous ?
C’est clairement un rassemblement. C’est comme ça que le projet a été imaginé. Et c’est comme ça qu’il a été proposé à chaque collectif. Le but est de combler ce qui nous semblait manquer à Paris : un événement où l’on pourrait, sur un même week-end, vivre toutes les atmosphères de la fête alternative. Il fallait donc réunir tous ceux qui savent créer ces atmosphères pour qu’on puisse le faire ensemble. On s’est vite retrouvé nombreux autour de la table, à se poser la même question : « Comment allons-nous faire pour présenter chaque collectif au public ? »

Pourquoi avoir choisi le Kilowatt, une ancienne centrale électrique située à Vitry-sur-Seine ?
Il y avait la volonté de trouver un endroit de taille, où nous pourrions tous avoir notre espace d’expression en région parisienne, et si possible assez nouveau pour que l’on puisse surprendre le public. On a visité énormément de lieux et lorsque on a abordé le Kilowatt, on a vraiment eu l’impression de découvrir l’Eldorado. C’est irréel comme endroit, photos ci-dessous.

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Comment allez-vous disposer les différentes scènes ?
Dans les différents coins du site. La surface n’est pas illimitée, donc on va utiliser les différents espaces pour y installer une scène, un chill, une animation ou un spot interactif avec les festivaliers.

Quel est le concept du festival ?
Le concept, c’est la carte blanche, ne pas donner de consignes ou dresser des barrières entre les collectifs, pour qu’ils puissent imaginer leur scène. On a tenu à quasi institutionnaliser cette idée et on a imaginé notre site comme un nouvel État : l’État de fête où on pourra décréter une nouvelle constitution qui garantit à tous cette liberté de faire la fête, comme on l’entend.

Et à propos de l’esprit de cette affiche ?
L’esprit principal c’est l’ouverture. On découvre et on apprend énormément de nos univers respectifs. On aimerait que le public partage également cet état d’esprit, qu’il découvre de nouvelles sonorités et de nouvelles ambiances en visitant toutes les scènes.

Quel public souhaitez-vous toucher ?
On aimerait s’adresser à toutes les personnes qui aiment sortir et écouter de la musique électronique, leur montrer une partie de la diversité de la scène musicale parisienne.

Y a-t-il un engagement derrière ce festival ?
Bien sûr ! Il s’agit bien plus qu’une simple association. Travailler tous ensemble, c’est l’occasion de se professionnaliser, de découvrir l’organisation d’un événement plus important. À l’avenir, on imagine vraiment Entente Nocturne comme une structure ouverte à tous les collectifs qui souhaitent grandir ensemble, en s’entraidant.

Que pensez-vous de l’impact des politiques de sécurité publique sur les festivals ?
Nous avons la chance, pour le moment, de ne pas nous confronter à cette réalité. En effet, en travaillant avec le Kilowatt, nous profitons indirectement du soutien de la ville de Vitry-sur-Seine qui autorise l’exploitation du site. Cela facilite les échanges avec les autorités.

Comment Entente Nocturne se différencie des autres festivals de musique électronique ? N’y a-t-il pas saturation ?
C’est vrai que l’organisation d’événements s’est beaucoup démocratisée. La multiplication des collectifs – qu’on représente ici – en est la preuve. Cela permet surtout de proposer une offre plus complète, plus pointue au public et ça participe à faire grandir la demande. Après, il y a forcément une concurrence qui peut mettre en difficulté certains organisateurs, mais notre réponse, avec Entente Nocturne, c’est de s’unir pour ne plus avoir à se concurrencer. On prend encore plus de plaisir…

Comment avez-vous défini la programmation?
Toujours sur le principe de la carte blanche : nous avons voté un budget pour chaque scène et ensuite chaque collectif a travaillé de son côté pour utiliser ce budget afin d’inviter les artistes les plus représentatifs du courant électronique.

Comment voyez-vous les choses à court et moyen terme ?
Il faut d’abord que la première édition se passe bien, que le public réponde présent et nous supporte dans notre démarche. Si c’est le cas, on aimerait travailler, tout de suite après, sur la prochaine édition en renforçant le processus d’intégration des collectifs pour créer encore plus de synergies et avoir une année entière de travail pour mettre en place la création des scènes et des animations. En se réinventant entièrement chaque année, Entente Nocturne pourrait devenir un rendez-vous important.

Entente Nocturne en trois mots ?
Entente, fête et liberté…

Par Sabrina Bouzidi / Photos par Theo Bourgeot.