Starwax magazine

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DJ SCHWA / INTERVIEW & STAR WAX MIX 16

DJ SCHWA / INTERVIEW & STAR WAX MIX 16

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Depuis 2014, Komiks organise des soirées underground dans des lieux de plus en plus grands. Implantés à Prague, certains des rendez-vous de ce crew accueillent jusqu’a 1200 teufeurs. À l’occasion de notre reportage Diggin, Party & Culture Street à Prague, nous avons rencontré Dj Schwa, un des fondateurs de Komiks. Il a également accepté de réaliser le Star Wax Mix 16, un long mix de sons deep, house, minimal et techno, disponible ici.


Peux-tu me décrire Komiks ?
Je suis Dj Schwa et je viens d’Australie. Komiks est, aujourd’hui, composé de trois personnes dont Fatty M, Lumiere et moi même. Nous organisons quatre grands événements à Prague chaque année pour une capacité de 1200 personnes dans différents spots, essentiellement des warehouses. Nous existons depuis 2014 et nous avons aussi organisé des événements à Sydney. Komiks ne propose pas qu’un seul style de musique électronique car nous ne voulons pas que notre public soit blasé avec le temps. De plus, l’utilisation de l’art (expositions, mapping, stop motion…) pendant nos événements est important pour nous.

Peux-tu me définir votre public ?
La tranche d’âge la plus représentée va de 25 à 45 ans. Notre public est vraiment cool et on sent les good vibes pendant nos soirées. Cinquante pour cent du public est principalement composé d’expatriés. Aujourd’hui, les technoïdes praguois utilisent de plus en plus Resident Advisor ou techno.cz pour se renseigner au niveau des soirées et des line up proposés sur Prague. Nous avons un public averti. Il existe aussi Metropolis Magazine, mais globalement il n’y a pas beaucoup de médias qui donnent de l’information sur ce type d’events. Puis, il faut savoir qu’à Prague, il n’y a seulement que cinq clubs proposant ce type de soirées dont le Cross Club, le Chapeau Rouge, le Roxy…

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Présente-moi en quelques mots ton label Beef Records. Existe-t-il une anecdote dans le choix du nom ?
Beef Records est une agence -doublée d’une maison de disques- créée en 2006 à Sydney. C’est en 2011 que l’agence s’est installée à Prague. Nous diffusons de la «deep electronic music» produite par des artistes résidents ainsi que des artistes émergents. Nous sommes impliqués dans divers événements à Prague, Sydney (Spice Cellar, SASH, Chinese Laundry) et Berlin (Weekend Club, Sisyphos, Golden Gate). Pour la petite histoire du choix du nom et du logo, j’ai toujours aimé le panneau de signalisation que l’on voit sur les routes pour indiquer le passage des animaux domestiques, celui avec la vache. Voilà.

Au fait, pourquoi as-tu bougé en Australie ?
Je suis allé en Australie pour étudier l’anglais et pour suivre ma carrière musicale. Je me suis rendu compte qu’en Australie il était possible de vivre de ma passion, alors qu’en République tchèque, tout le monde me disait qu’il était improbable d’y arriver. Pour moi, c’était important de me persuader que je pouvais le faire. Et, pour être sincère, j’appréciais l’idée de pouvoir passer du bon temps sur la plage.



Que penses-tu du public à Sydney ?
La culture musicale est bien ancrée dans le pays. Il y a une vraie tradition. La majorité des jeunes aiment danser dans les clubs et c’est une bonne chose. Malheureusement, beaucoup d’établissements de nuit de renom ferment leurs portes les uns après les autres à cause des lois beaucoup trop strictes… J’espère que le gouvernement réalisera vite que ses restrictions endommagent le milieu de la nuit australienne…

Quelles sont les différences entre les publics de Prague et Sydney ?
Plus je réfléchis et plus je me rends compte qu’il y a très peu de différences entre le public de ces deux villes. Les gens qui baignent dans cet univers musical et qui souhaitent poursuivre leurs rêves se ressemblent finalement : ils sont hard- workers, passionnés et ouverts d’esprit.

Je vois que tu joues souvent en Allemagne, quels clubs préfères-tu ? As-tu déjà joué en France ?
En Allemagne, j’aime particulièrement jouer au Golden Gate, au Sisyphos et au Kater Blau à Berlin. En France, je me suis produit, il y a plusieurs années, à Marseille et à Lille (Kiosk Club). Dans quelques mois, je jouerai sur Paris avec mes amis dont Timid Boy pour l’une de ses soirées au Nouveau Casino. Et entre nous, j’ai vraiment hâte d’y être !

Pour terminer, pourrais-tu me donner trois mots qui te définissent et me dire, tout simplement, comment t’es venue l’idée de devenir Dj ?
Alors, je dirais : passionné, hard-worker et libre. Comment suis-je devenu Dj ? Je ne sais pas. Je fais juste ce que j’aime.



Par Sabrina Bouzidi