Starwax magazine

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DIGGIN’ IN REYKJAVIK

DIGGIN’ IN REYKJAVIK

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Envie d’espace, de terres sauvages, de chutes d’eau majestueuses, de déserts de lave, d’un univers minéral et géothermique, alors l’Islande, état insulaire de l’Atlantique nord, vous tend les bras. Située à trois heures de vol de Paris, Reykjavik la capitale m’accueille. Les Islandais sont friands de culture en général. Et la scène musicale, pour une île de 330 000 habitants, est absolument bluffante. L’été, vous aurez de la musique partout : aux terrasses des bars, dans les cours intérieures, au travers de concerts improvisés, de festivals… Sinon Tonar 12, Geisladiskabud Valda, Smekkleysa et Kaffi Vinyl sont les disquaires du centre-ville, dans un périmètre de dix à quinze minutes à pied. Lucky Records, classé meilleur disquaire islandais et l’un des meilleurs au monde, est la boutique incontournable où j’ai passé la majorité de mon temps. Un endroit à la fois spacieux et cosy tenu par un boss au look de viking. Parmi les trois vendeurs, j’ai sympathisé avec Joey. D’une gentillesse absolue, il m’a longuement parlé des artistes islandais correspondant à ma requête, et cela avec passion. Je suis en Islande, je veux donc du vinyle islandais qui m’évoque le côté sauvage, âpre, volcanique de l’île. Bref, de l’ambient, de l’IDM, de la pop éthérée… Je connais bien sûr Asgéir ou Olafur Arnalds. Et le disquaire m’a montré des pièces rares de ces artistes ainsi que l’ambient de Jon Olafsson (« Eitt » sur Möller Records) et Johann Johannsson (sublime « Morphée » ou « Fantomas »). J’en profite pour chopper le double Lp remasterisé de « Telegram », recueil de remixes pour Björk initialement sorti en 1996.

Tous les genres sont très bien représentés. En islandais dans le texte, cela donne metall, disko, reggi, fönk, rokk, djass, pönk, popp, rapp, blus, sol, raf… Des centaines de vinyles neufs et d’occasion très bien classés et répertoriés, des Lps, des 12 », des 10 » et 7 ». Il y a également un gros choix en reggae, en dub, en musiques de films ou en classiques du hip-hop. La house côtoie la techno de Detroit et la pop 60′s. Joey me confiera plus tard être amateur de la pop française 60′s. La boutique, pour ceux qui prennent le temps de fouiner dans les bacs, peut aussi se révéler un coffre aux trésors en blues, soul ou folk obscure. La boutique est éclairée par de petits luminaires aux vinyles ondulés en guise d’abat-jour, des extraits de paroles de chansons ou de rap sont tagués ici et là. Vous pouvez aussi trouver votre bonheur parmi les DVD proposés. Une mini-scène permet aux groupes et artistes de faire des live (voire vidéo ici). Enfin, un espace lounge avec deux gros canapés en cuir et une grande table basse jonchée de bouquins sur la musique et la culture vinyle vous attendent. Vous pouvez également prolonger ce moment de plaisir en sirotant un cappuccino, un soda, un thé ou un café allongé. Seul bémol, comme partout en Islande, les prix sont plutôt élevés surtout les disques neufs. Mais au vu de la qualité du service et de la passion communicative de l’équipe Lucky Records, on fait abstraction de tout cela. À noter, un peu excentrée, la boutique Hljómsyn qui propose une large gamme de produits hi-fi avec quelque bacs de vinyles. Certifié bien fat par Star Wax.

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Par Dj Barney From Vernon