Starwax magazine

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CEASARIA / COME ON AND DANCE

CEASARIA / COME ON AND DANCE

labelTry & Dye Records - GOS Production

CEASARIA / COME ON AND DANCE

album

Elle est belle et on a rendez-vous demain… Et si on ne savait pas quoi se dire ? Je l’emmènerais bien voir un concert, même si je n’ai aucune idée de ce qu’elle aime… De toute façon on verra ça plus tard, j’ai du taf. À commencer par mes mails… Tiens j’ai reçu un message de Caesaria. Mais qu’est-ce que c’est ? Un groupe ? Un nouveau maxi ? Écoutons ça…

Caesaria, (prononcer kaésaria), jeune formation française de quatre musiciens, s’est créée autour d’un label associatif indépendant strasbourgeois : Try & Dye Records. Cette firme à l’esprit familial gère en ce moment quatre groupes en les aidant à produire ou promouvoir leurs titres, tout en leur laissant une parfaite liberté.

Composé par Théo Chaumard à la guitare et au chant, Cédric Machi à la batterie, Thomas Fariney à la basse et par Louis Arcens à la guitare et aux claviers, Ceasaria livre une musique clairement pop dans l’esprit et électro funky-rock dans le son. Ce maxi intitulé « Come On And Dance » dévoile ainsi une pochette représentant une cassette audio. Mais ce n’est pas simplement pour coller à l’actuelle tendance vintage. En fait, cette image est très cohérente, car les genres couverts par Caesaria sont clairement inspirés de l’époque où on enregistrait les programmes radio sur des cassettes, le tout servi par une production actuelle.

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Dès les premières notes, je perçois une atmosphère rassurante et planante, comme si le groupe me disait : « Tu sais, c’est normal d’avoir peur dans la vie, mais ce soir tout ira bien tu verras. » Avant de confirmer par un : « Bon aller : lâche-toi ! » La musique exprime quelque chose de… féminin. J’aurais du mal à expliquer quoi et pourquoi, mais les membres de cette formation le savent… Le nom Caesaria n’a pas été choisi au hasard. En latin, c’est le féminin de Caesar… Ce choix vient de leur envie d’être représentés par une égérie féminine, une muse.

Le maxi contient donc quatre titres bien écrits, bien joués et bien produits (d’ailleurs on peut constater une nette progression sonore si on compare ce disque avec leurs premiers morceaux). Mais contrairement à ce que j’avais pu laisser entendre plus haut, nous ne sommes pas dans la contemplation : Ceasaria sait nous faire danser sans problèmes. Et ses clips sont beaux, forts, et plein de sens. Écoutant beaucoup de rap, je trouve que celui de Sheridan, rappeur irlandais posant sur « Come On And Dance », manque un peu de tonus. Mais bon, ça ne tient qu’à moi. Et ce bémol n’a pas suffit à me faire décrocher. Le morceau a continué à me prendre dans sa vague et m’a amené jusqu’à la fin de l’Ep, en un clin d’œil.

Les membres de Ceasaria chantent en anglais. Et même s’ils le font très bien, il y a toujours une voix qui me dit : « Dommage… pourquoi ne pas écrire en français ? » Dans l’émission Friand’art sur Radio Alto, le groupe avoue qu’il est plus pratique pour lui de se cacher derrière un texte en anglais, et que l’écriture en français est plus difficile. C’est vrai, et c’est justement pour ça que je souhaite à Ceasaria de s’y atteler un jour, ne serait-ce que sur un titre. Savoir faire les deux démontre une grande force. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas un obstacle à l’exportation.

En bonus trois remixes électro respectent l’atmosphère instaurée par le groupe. Ce qui offre un bon complément, sans lasser des textes déjà entendus.

Pour ma part c’est décidé : j’irai bien à ce concert avec cette fille. Et ce qui se passera par la suite ne vous regarde pas… Mais ce sera certainement une soirée certifiée bien fat par Star Wax.

Par Dj Claim