Starwax magazine

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newsjuillet-2020

CAPTAIN PLANET / INTERVIEW BEST OF

CAPTAIN PLANET / INTERVIEW BEST OF

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English version below – Pour ceux qui connaissent notre Guts national, Charlie Wilder alias Captain Planet est son homologue californien. Une comparaison hâtive pour une explication rapide. A l’écoute de son cinquième album, « No Visa », sorti fin juin chez Bastard Jazz Recording, on découvre également des différences. Parfois sa musique sonne plus comme un hit dance que comme du rare groove afro-latin. Et il ne se refuse rien. Il peut autant enchaîner avec du reggae qu’avec de la musique arabe. Vous l’avez compris : c’est sans frontières que le digger et Dj compose depuis plus de quinze ans. Sa marque de fabrique, il l’appelle gumbo funk. En complément à l’interview ci-dessous, nous vous conseillons d’écouter « No Visa », via le player audio. Treize pistes adéquates pour les chaleurs estivales.




Top 5 nouveautés
- Branko “Nosso”
- Koffee “Rapture” Ep
- Burna Boy “African Giant”
- Sault “5”
- Guts “Philantropiques”

Top 5 oldies
- Bob Marley & The Wailers “Talkin’ Blues”
- Thomas Mapfumo & The Blacks Unlimited “Shumba”
- Fela Ransome Kuti & The Africa 70 “Roforofo Fight”
- Mulatu Astatke “Ethio Jazz”
- Willie Colon “Lo Mato”

Ta première approche du Djing
Ma première grande fête était au lycée, probablement quand j’avais 17 ans. Les parents de mon ami quittaient la ville, alors nous avons loué un énorme système de sonorisation. Et nous avons facturé cinq dollars l’entrée, juste pour couvrir les frais de location. Le reste de la nuit est assez flou, mais j’ai assez de bons souvenirs pour savoir que c’était ça que je voulais vraiment faire. Mon premier vrai travail de Dj était à Nyc, dans le Lower East Side, quand j’avais 20 ans. Tous les vendredis et samedis soirs, j’allais mixer dans un salon chic dirigé par un vieil homme grec qui consommait pas mal de cocaïne. Je prenais un taxi avec deux énormes caisses de vinyles, j’en avais probablement pour 40 dollars de frais. C’était un vrai travail de passionné, parce que je gagnais seulement 100 dollars par nuit à l’époque (rires).

Ton live stream favori pendant le confinement
Omulu, au Brésil, via Zoom. C’était la première fois que je voyais vraiment le potentiel d’une grande fête avec cette application, c’était très inspirant. Sinon je suis surtout à l’écoute de mes amis comme le Subsuelo Crew, ici à Los Angeles. Et clubhouse-global.com, qui est organisé par mon ami Jasmine Solano.

Le titre favori de ton nouvel Lp « No Visa »
C’est difficile car je les aime tous! Dans mes sets, j’ai beaucoup joué « Mi Poni » et avec « Zuzuka Poderosa » j’ai eu une excellente réaction. Et «Fly Where You Want» quand je me détends.

Mp3 ou vinyle
Vinyle.

Le vinyle favori de ta collection
Question très difficile, même si j’ai vendu environs 1000 disques pour épurer ma collection, j’en ai encore environ 5000. Mes disques africains des années 70 et 80 comme Tabu Ley, Verckys, African Brothers International ou quelques noms moins connus sont probablement ceux que j’ecoutent le plus souvent.

Ton disquaire favori
Amoeba à L.A et A1 à New York. Bien sûr, j’aime toujours chiner des disques d’occasions sur les marchés aux puces.

Le Dj qui te met une claque systématiquement
Gilles Peterson a été l’une de mes premières inspirations et il mixe toujours de la très bonne musique. Nickodemus aussi. Mon ami à L.A, Sumohair, est aussi un grand Dj et producteur qui me fait toujours découvrir de nouveaux sons super.

Ton site web favori
www.mixtaperiot.com, mon blog (rires) ! Sinon Discogs, pour le digging digital.

Ta femme Dj préférée
Mon amie Jasmine Solano, la moitié du groupe Electric Punanny, est incroyable. Natasha Diggs aussi.

Ton bar-club favori à Nyc
Cela dépend juste de la nuit, je me soucie généralement plus de la line up et de vibes que du club. Les soirées House Of Yes, à Brooklyn, sont généralement de bonnes fêtes.

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Qu’as-tu appris lors du confinement
Ca m’a permis de me rappeller à quel point j’ai de la chance d’avoir ma famille en bonne santé et d’avoir une maison avec un jardin et un home studio. Mon confinement n’a pas été solitaire du tout.

Djing ou beatmaking
Je ne peux pas choisir. J’ai commencé à faire des beats afin d’avoir la meilleure musique à jouer dans mes sets de Dj. J’adore voir la réaction, mais j’ai aussi besoin de m’exprimer en faisant de la production, sinon je deviens fou.

Ton hardware favori
Je combine Pro Tools et Reason, avec beaucoup de plug-ins et d’instruments virtuels. Mais ma musique ne serait rien sans l’aide de mes amis musiciens aux guitares, aux cuivres, aux voix.

Party à taille humaine ou grosse jauge
Si le lieu est grand et propice à la communion, alors c’est mieux. Mais souvent, c’est plus facile de trouver une salle à taille humaine.

Pour 2021, tu prépares quoi
Embrasser ma famille et mes amis ! Voyager de nouveau. Jouer de la musique dans un club avec une vraie foule. J’espère que mes enfants pourront retourner à l’école et que nous pourrons aussi avoir des services de garde.

Si tu n’étais pas Dj, tu serais
Peintre ou plasticien. Peut-être que je reprendrais mes pinceaux quand je serai plus âgé.

Par Dj Coshmar


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Top 5 new releases
- Branko “Nosso”
- Koffee “Rapture” Ep
- Burna Boy “African Giant”
- Sault “5”
- Guts “Philantropiques”

Top 5 oldies
- Bob Marley & The Wailers “Talkin’ Blues”
- Thomas Mapfumo & The Blacks Unlimited “Shumba”
- Fela Ransome Kuti & The Africa 70 “Roforofo Fight”
- Mulatu Astatke “Ethio Jazz”
- Willie Colon “Lo Mato”

Your first experience to Djing?
My first big party was in high school, probably when I was 17. My friend’s parents were leaving town so we rented a huge sound system and charged like $5 for entry just to cover the rental costs. The rest of the night is pretty blurry, but I loved it enough to know that this was something I really wanted to continue. My first real DJ job was in the Lower East Side, NYC when I was 20. I did every Friday & Saturday night at a sleezy lounge run by an old Greek guy with a big cocaine habit. I would take a taxi with 2 huge crates of vinyl on Friday, leave them overnight, and lug them back home at around 5am on Sunday mornings. I think I only made $100 per night at first, and the taxi’s alone were probably like $40. It was a real labor of love in those days haha.

Your favorite lockdown livestream?
Catching Omulu (from Brazil) on Zoom was the first time that I really saw the potential to throw a big party on Zoom, that was very inspiring. I mostly tune in to my friends like the Subsuelo Crew here in Los Angeles and Clubhouse-Global.com which is curated by my friend Jasmine Solano.

Your favorite « No Visa » Lp track?
That’s tough because of course I love them all! In my DJ sets I have been playing «Mi Poni» ft. Zuzuka Poderosa a lot and getting a great reaction. When I’m just hanging out and chilling, I would say that « Fly Where You Want » ft. Jesse Royal always feels nice to put on.

Mp3 or vinyl?
Vinyl.

The favorite vinyl of your collection?
Very difficult question, I have around 5,000 records, and this is after I sold several thousand last year to make my collection smaller- just the ones I love! My African records from 70′s and 80′s are probably the ones I put on most often. Tabu Ley, Verckys, African Brothers International or some lesser known names.

Your favorite record store?
Ameoba in LA, and A-1 record shop in NYC. Of course I always love thrift stores and flea markets too.

The Dj that puts you crazy systematically?
Gilles Peterson was one of my earliest inspirations and he still digs up amazing music, old and new. Nickodemus is always one of my favorites. My friend here in LA, Sumohair, is also a great DJ and producer and he always turns me on to great new sounds.

Your favorite website?
www.mixtaperiot.com, my music blog of course ! Haha, also Discogs for digital record digging.

Your favorite female Dj?
My friend Jasmine Solano, one half of the group Electric Punanny, is amazing. She kills it with dancehall, reggae, afrobeat, hip hop, and her energy is always on point. I also love Natasha Diggs for the deep funk & soul cuts.

Your favorite bar-club in Nyc?
Just depends on the night, I usually care more about the music and the people and vibe than the actual club. House Of Yes in Brooklyn is pretty cool thought, generally always a good party going on there.

To dress, a pair of?
All tie dye everything.

What you learned while Covid-19 lockdown?
Reminded of how lucky I am to have my family, my health, and our little home in Los Angeles with a garden and home studio. My quarantine has not been lonely at all !

Djing or beatmaking? I can’t possibly choose. I started making beats so I could have the best music to play in my DJ sets. I love seeing the immediate reaction to music when I Dj, but I also need the outlet of expressing myself by making music, otherwise I go crazy.

Your favorite hardware?
I use a combination of ProTools and Reason, with lots of plug ins and virtual instruments, but my music would be nothing without the help from my musician friends who contribute guitars, horns, vocals…

Party on a human scale or big venue?
If the big venue has an open mind and is willing to go on a journey together, then that’s the best. But often it’s easier to get that type of interaction on a smaller scale.

What are you preparing for 2021?
Hugging my family and friends ! Travelling again. Playing music in a club with a real crowd. Hopefully my kids can go back to school and we can have some childcare too.

Which job would you like to do if you weren’t a Dj?
Painter or visual artist. Maybe when I get older I will pick up my paintbrushes again.

Interview by Dj Coshmar / Photos (c)