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CAPSULE FESTIVAL / INTERVIEW PIERRE-ANTOINE HERCOUËT

CAPSULE FESTIVAL / INTERVIEW PIERRE-ANTOINE HERCOUËT

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Le Capsule Festival 2016 aura lieu du 16 et 17 décembre dans un lieu insolite, classé monument historique : Le Haras National de Lamballe. Créé par l’association bretonne «Le Grenier», cet évènement propose un week-end de musique et d’art digital de qualité. Aujourd’hui parrainé par Yelle, Capsule Festival est un rendez-vous à ne pas manquer. Pour cette troisième édition, la jeune team propose un beau line up : The Hacker, Mall Grab, Kane West, Parfait, Voyou. On se retrouve au Capsule Festival dans un mois ! En attendant, faisons connaissance avec Pierre-Antoine Hercouët, le président de l’association.


Pourrais-tu te présenter ?
Hello ! Je suis Pierre-Antoine Hercouët, président de l’association Le Grenier qui est organisatrice du Capsule Festival dans la ville de Lamballe, en Côtes d’Armor. Capsule est un festival de musiques électroniques et d’arts visuels qui a lieu le premier week-end des vacances de Noël, les 16 et 17 décembre cette année. On a lancé ce projet quand on était en classe de première au lycée et on est maintenant (pratiquement) tous en études supérieures.

Pourquoi ce festival ?
On est parti du constat qu’il y avait un manque d’événements pour les jeunes à Lamballe et plus précisément des programmations qui nous ressemblaient et qui nous faisaient kiffer. On adore des festivals comme Art Rock à Saint-Brieuc ou Panoramas à Morlaix et on s’est tout simplement dit « Pourquoi pas chez nous ? ».

Comment est venue cette passion pour la musique électronique ?
Le fait d’avoir une grande sœur avec des oreilles averties sur la musique électronique ça m’a vraiment aidé ! Je serais peut-être en train d’écouter Michel Sardou à fond non-stop en ce moment précis si elle n’avait pas été là. Ensuite, c’est en écoutant des labels comme Ed Banger ou Kitsuné et en lisant des magazines. Ils m’ont énormément influencé et fait découvrir plein d’artistes talentueux. Mais bien sûr je n’écoute pas que ça et toute l’équipe non plus d’ailleurs.

Pourquoi avoir choisi cette région et comment as-tu trouvé ce spot ?
L’association est une bande d’amis pour la plupart originaires de Lamballe, on aime notre ville, les lieux dans lesquels on a grandi, et il nous paraissait inconcevable de créer un festival autre part qu’à Lamballe. C’est vraiment kiffant de ramener des artistes qu’on adore comme Yuksek ou Para One dans la salle où on a fait nos spectacles d’école primaire. C’est un truc inégalable ! Pour nous, organiser des soirées à Rennes, ça restera toujours un peu moins kiffant que de les faire à Lamballe, car on est forcément plus attaché à cette ville. On a eu plusieurs espaces différents depuis le début du festival et on aime vraiment ça. On a investi un bar dans une vieille maison bretonne, une salle de spectacles, une ancienne école de musique, et cette année une bibliothèque et un monument historique : Le Haras National de Lamballe. Pour ce faire, on a eu plusieurs rendez-vous avec la mairie de notre ville, qui soutient à fond les initiatives jeunes, donc on n’a pas eu de véritable frein.

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Comment as-tu défini le line up ?
Pour le line up, on fonctionne en ping-pong avec Yelle, qui est le groupe parrain et co-programmateur du festival. On s’échange des noms d’artistes, on rebondit dessus… Yelle travaille énormément au développement d’idées, ils sont très forts sur ça ! Ils ont une grande vision artistique et ça nous aide beaucoup. On s’efforce de proposer une ligne pointue, éclectique, pluridisciplinaire. Par exemple, on fait venir pour la première fois dans le Grand Ouest l’Anglais Kane West du label PC Music (Danny L Harle, A.G. Cook…) et l’Australien Mall Grab… Ils ont joué très peu de fois en France. On fait aussi venir The Hacker, qui est connu pour être un des pères de l’electroclash et qui a notamment lancé Gesaffelstein, mais on l’invite pour une toute autre chose : un set italo-disco. L’après-midi, on propose une exposition sur le Japon, une expérience sensorielle dans une capsule, une fête pour les enfants et les parents.

Dis-moi, c’est le deuxième festival que tu organises, quels ont été les résultats du premier ?
Alors, avant de te répondre, j’aimerais vraiment préciser que c’est un festival organisé par une trentaine de personnes de l’association, avec l’aide de bénévoles trop cools et de partenaires qui nous soutiennent à fond ! Ce n’est pas donc juste moi qui l’organise, on a la chance d’avoir une grande cohésion, ça peut paraître bête ce que je dis mais le fait de dire « tu » dans les questions peut donner l’impression que tout le mérite revient à une seule personne, ce qui est faux. Ce n’est pas la deuxième édition mais la troisième édition cette année. L’année dernière, on a été complet sur les deux soirs, c’était un peu la folie, on n’aurait jamais imaginé ça ! Ça a vraiment bien marché, les artistes étaient ravis de l’accueil et on a su attirer un public venant de Lamballe mais aussi de Rennes, Brest, Nantes, Paris…


Définis-moi ton public ?
Le public de Capsule est le meilleur du monde, évidemment.

Pourquoi avoir choisi le nom Capsule Festival ?
Capsule ça a plusieurs sens qu’on aime bien : une capsule spatiale qui permet de s’évader, une collection capsule qui est rare et éphémère…Voilà pourquoi !

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Comment vois-tu les choses à court et moyen terme ?
On a beaucoup de projets en cours, avec énormément de gens qui nous soutiennent et conseillent, ça s’annonce vraiment excitant et c’est ça qui nous motive. L’idée étant toujours principalement de faire bouger notre région proche. Si on a l’occasion de faire des événements à Paris ou dans d’autres villes,on les fera avec grand plaisir ! Mais le but principal de l’association et du festival est vraiment de dynamiser notre territoire, car il manque cruellement d’événements pour les jeunes.

Que voudrais-tu faire dans quelques années ?
Globalement évoluer dans la musique, continuer à découvrir des artistes dingues et continuer à développer le festival, car je pense qu’il a un gros potentiel.

Par Sabrina Bouzidi