Starwax magazine

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newsoctobre-2019

UN BUS TRANSFORMÉ EN DISQUAIRE

UN BUS TRANSFORMÉ EN DISQUAIRE

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Toulouse, déjà riche en disquaires, a vu apparaître, avant l’été, une nouvelle boutique spécialisée en musique électronique. Située sur le parking de l’Artilect FabLab, elle a la particularité d’être implantée dans un bus. Le mobilier fait sur-mesure est soigné, le design est minimaliste et le taulier a décidé de nous faire kiffer en se faisant plaisir. Nous avons voulu en connaître d’avantage sur cette belle intention. Montez à bord du Jim’s Prophecy ! Entretien avec Thierry, plus connu sous le pseudo de Brock Landers.


Tu as commencé à collectionner des vinyles l’année de ta majorité, mais quel a été le déclencheur ?
J’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques au milieu des 90’s. J’étais très attiré par le travail de création lié au Djing. Or, à l’époque, lorsqu’on voulait mixer, le seul support permettant cela était le vinyle. Donc quand, en 1997, mes parents m’ont offert une table de mixage, deux platines et un ampli, j’ai commencé à acheter des disques.

Etais-tu Dj avant de collectionner des vinyles ?
Non, j’ai acheté des disques à partir du moment où je me suis mis au djing.

Achètes-tu uniquement des vinyles en ligne ?
J’achète en ligne mais aussi directement chez les disquaires. Mais bon, maintenant que j’ai un magasin, je me commande directement les disques chez les distributeurs.

De quoi est composée ta collection de disques ?
De disques house, disco, techno, electro, soul et de library music.

Tu as ouvert en avril 2019 Jim’s Prophecy, un disquaire dans un bus. Pourquoi ? Pourquoi un bus ?
J’ai eu l’idée un jour en montant dans un bus et en me rendant compte qu’il y avait un gros volume exploitable. Donc quand j’ai décidé d’ouvrir une boutique, je me suis dit que j’allais tenter de faire ça dans un bus. Ça fait un shop original et qui plus est mobile. Sinon, il existe sur Toulouse d’autres disquaires qui proposent ce genre de musique : Innerdisc, Paul Emile… La ville rose est très bien dotée en termes de disquaires, c’est incontestable !

Ce bus est-il mobile ?
Oui le bus roule, même si le but n’est pas forcément de faire de l’itinérance. Je propose des vinyles mais aussi des livres, des posters, des T-shirts et accessoires pour Djs. Le tout sur la thématique des musiques électroniques.

Pourquoi Toulouse ?
Je suis natif de la région, j’y vis depuis plus de 20 ans.

Pourquoi Jim’s Prophecy ?
C’est par rapport à un interview de Jim Morrison de 1969, où il évoquait sa vision concernant l’avenir de la musique. Il définissait déjà le futur de la musique, quelque chose de plus électronique. Il imaginait ainsi une personne sur scène, en train de parler ou de chanter, entourée de machines. D’où le nom « la prophétie de Jim » ! Ce mec était un visionnaire.

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En 2002, tu as lancé avec un pote le show hebdomadaire Electrostatic sur Radio FMR. L’émission a-t-elle évoluée, quels sont les feedbacks ?
L’émission est au même format depuis le début. Tous les jeudis de 21 à 22 heures, en direct sur le 89.1Mhz de la bande FM toulousaine. C’est une émission consacrée aux musiques électroniques dans laquelle James et moi pouvons diffuser en totale liberté la musique qu’on aime. On voyage un peu dans tous les univers : ambient, house, techno, électro, disco… Elle se présente sous la forme d’un Dj set d’une heure, plus la playlist. On y reçoit régulièrement les acteurs de la scène locale, des Djs, collectifs et organisateurs de soirées…

Toujours avec des potes, vous organisez des soirées.
Comment faites-vous pour vous différencier de l’offre foisonnante ?

Pour être honnête, avec FLASH, nous gérons le booking en fonction de nos coups de cœur. Nous ne cherchons pas spécialement à nous différencier mais simplement à partager des soirées sympas avec des artistes qui nous font kiffer.

Y’a-t-il encore des raves sauvages par chez toi ?
Je ne suis pas très au fait de la scène free mais il me semble que dans le coin il se passe pas mal de choses de ce côté-là. Ne trouves-tu pas que les musiques électroniques soient trop cloisonnées ?
Elles sont souvent cloisonnées dans la tête de certaines personnes, mais dans les faits la musique électronique est partout. Et je trouve même qu’il est parfois difficile de mettre une étiquette sur certains tracks, tant les musiques ou styles sont de plus en plus hybrides.

Écoutes-tu d’autres musiques que l’électro-tech-house ?
Oui j’ai des goûts très larges : ça va du jazz à la techno en passant par le hip-hop, le dub ou la musique classique.

Sinon es-tu connecté avec les scènes espagnole et portugaise ?
Ben je propose à la vente des disques de ces scènes-là, mais je n’ai pas de liens particuliers.

Pour finir quel disque conseillerait-tu à une personne qui vient d’acheter une platine vinyle ?
Manuel Göttsching ‎et « E2-E4 », un chef-d’œuvre. En plus la personne n’aura pas besoin de se lever trop souvent pour tourner le disque (rires).

Par invisibl Journalist