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BIG LOVE 2018 / FESTIVAL REPORT

BIG LOVE 2018 / FESTIVAL REPORT

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Il y a quelques jours, vous avez pu lire l’interview de Luc Donnard de Crab Cake Corporation, association rennaise aux commandes de l’événement Big Love. Petit tour d’horizon de cette quatrième édition qui a eu lieu du 8 au 10 juin 2018.

Tout d’abord, en guise d’échauffement pour le week-end, une échappée sur l’eau à bord de vedettes, où ont pris place Dj’s et restaurateurs. Cette croisière gourmande et musicale se voulait à la fois amuse-bouche et mise en bouche pour le festival Big Love (photo ci-dessous).

Quant au samedi, ce fut l’occasion d’espérer un défoulement sur les deux scènes aux line-up résolument house et synth-wave. En effet, étaient réunis quelques Djs tels que Job Jobse, Discodromo ou Jennifer Cardini. De quoi espérer de belles découvertes et humer les ambiances de Berlin (ville d’où est originaire le duo Discodromo, organisateurs de soirées) ou de Leipzig (fief de Brother Louie).
Pour cette nuit intitulée Expédition 2, nous étions quelques chanceux à avoir foulé le sol d’un bel édifice, un manoir Renaissance du XVIe siècle. S’il fut agréable de voir cette architecture du passé, le même sentiment n’était pas de mise à l’écoute de la musique de Scratch Massive : passéiste, effets acid et break à n’en plus finir, concert prévisible et ennuyeux.

Jennifer Cardini balaya cette sensation dès le début de son set qui durera deux heures : au programme électro, synthé-disco, climat 80’s et électro-clash. De sa sélection harmonieuse, une ambiance pieuse s’installera posément. La créatrice de Correspondant, son deuxième label, a fait la démonstration que la correspondance passe très bien, à voir le public réchauffé et captif.

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La soirée, organisée sur deux scènes, permis de découvrir bien d’autres artistes, au nombre de quatorze et assurant douze heures de musique. Ainsi, pour goûter à des sonorités résolument plus soul et chaloupées, il suffisait de tendre l’oreille aux sélections de Bwana.

Big Love, c’est aussi un moment de rencontres entre différentes générations, avec en bande-son de la house et de la bossa. Mafalda s’est illustrée en diggeuse de vinyles bossa, parfait sous ce soleil qui n’avait rien à envier à celui d’Ipanema. Et la party se conclua par un Dj set et match de Tennis. À l’instar de celui de Rafael Nadal (qui jouait la finale de Roland Garros ce jour-là), le set sera précis, avec de belles (en)volées, long (trois heures), applaudi et fédérateur (le public devenant plus dense).

House, convivialité et rencontres, voilà ce que proposait Big Love 2018 à Rennes.

Par Ambidextre / Photos Jean Adrien Morandeau & Juliette Bauge