Starwax magazine

starwax magazine

MUSIQUE NON STOP – POP MUTATIONS & REVOLUTION TECHNO

Posté le
Parmi les journalistes s’intéressant au phénomène des musiques électroniques (tant d’un point de vue musical que sociétal), Jean-Yves Leloup fait figure de référence. Ancien rédacteur en chef du magazine Coda puis chez Radio FG à la fin des 90’s, il poursuit aujourd’hui avec acuité son travail d’observation et de décryptage des mouvements issus de la techno et de nos nouvelles habitudes de consommation de la musique, chez nos confrères de Trax, Tsugi ou Beaux-Arts. Ce recueil d’articles en est la preuve, par 24, comme le nombre de papiers. Jean-Yves Leloup y délivre autant de pistes pour tenter de comprendre comment les musiques, pop et électroniques, ont évolué, selon les époques et les territoires. Précisément avec, par exemple, « L’Afrique est-elle l’avenir de la musique électronique ? », « Buenos Aires est-elle la nouvelle capitale du rythme ? » ou « French Touch, génération X ». Parfois sous un angle historique plus général dans « Le marché de la musique est-il en conflit permanent ? » voire un brin provocateur : « Les hymnes pop sont-ils d’essence religieuse, guerrière ou totalitaire ? ». La dernière partie du livre, passionnante elle aussi, est consacrée aux connexions entre la musique et le monde des arts, histoire d’agrandir notre grille de lecture et de penser la musique électronique à l’échelle de la révolution culturelle numérique. Autant vous dire que ces 220 pages se dévorent aussi vite qu’un ongle perce le blister d’un vinyle neuf et qu’elles raviront curieux comme lecteurs exigeants. Pour information, l’exposition « Electrosound » dont Jean-Yves Leloup est commissaire, reste ouverte gratuitement jusqu’au 2 octobre prochain, à la Fondation EDF à Paris.

Par Damien Baumal.


NEWS MATOS / PT01 SCRATCH PORTABLE TURNTABLE

Posté le
Depuis quelques temps le scratcheur a la volonté de caresser du vinyle en dehors de son domicile. L’idée a fait son chemin dans le milieu du turntablism. Les installations plus ou moins bien bidouillées pullulent dans la rue. En parallèle des vidéos commencent à inonder le web. Ugly Mac Beer par exemple, digne représentant de ce mouvement, l’a bien compris. Et la marque Numark l’a bien saisie. La preuve : elle vient d’annoncer, au salon américain Dj Expo, la sortie de la PT01 Scratch Portable Turntable. Outre le fait d’emporter un « crossfader » à course réduite ajustable (Adjustable Scratch Switch™ pour gaucher ou droitier…), la platine vinyle est équipée d’un haut-parleur et d’une batterie. Vous pouvez donc scratcher n’importe où, sans être proche d’une prise de courant. Afin de jouer votre looper favori, branchez votre Android à la prise jack… Et c’est parti ! À l’inverse, il est possible de connecter la PT01 Scratch Portable Turntable à d’autres équipements. Bien sûr, grâce à sa prise jack, vous pouvez aussi jouir de l’écoute en solo, au casque, pour ne déranger personne lors d’un voyage en train, en avion… Il est aussi annoncé que vous pouvez digitaliser le vinyle qui tourne via une prise Usb et grâce à un logiciel disponible gratuitement. Seul bémol, il n’y a pas de porte cellule universel. A noter que la platine est capable de lire les 78 tours et elle est vendue avec une feutrine à 129 $. Voici une mallette qui va faire des heureux ! Disponible en France à partir d’octobre 2016, nous avons hâte de la tester.

702-pt01-profile

Par Supa Cosh…



YEMI ALADE / MAMA AFRICA

Posté le
Si la France comme le Royaume Uni ont largement contribué à l’essor des musiques africaines dans les années 80, la perception du public concerné reste pourtant datée. Souvent incluses dans le giron du rock voire du jazz, lesdites références font certes partie de l’Histoire mais ne correspondent en rien à la réalité du jour, aux mouvements qui font chalouper le continent du nord au sud, des faubourgs du Caire aux townships de Joannesburg. « Mama Africa », le deuxième album de la nouvelle star nigériane Yemi Alade confirme l’attitude.
Héritier d’un Fela lorsqu’il chantait l’émancipation culturelle avec « Lady », le journal de cette femme africaine exhale la modernité. Malicieuse, l’interprète pose sur les différentes pochettes, en habit traditionnel ou en robe de soirée, selon. La production est à l’aune, décomplexée. Elle superpose sons digitaux et percussions endiablées, auto-tune et guitares soukouss. Une formule évidente à l’écoute d’ « Ego », que Yemi Alade interprète avec le rappeur hip-life Sarkodie. Les invités sont nombreux. Certains comme P-Square ou Flavour cartonnent aujourd’hui, à Lagos comme dans les autres mégapoles locales. Une vision élargie que la chanteuse cultive au contact des Kenyans de Sauti Sol avec le puissant « Africa ». Les frénétiques « Tumbum », « Na Gode » ou « Do As I Do », titre supervisé par Dj Arafat, grand ordonnateur du style coupé-décalé, sont taillés de manière efficace pour la danse. Et l’incroyable « Koffi Anan » risque, lui, de plafonner au sommet des charts.



Par Vincent Caffiaux