Starwax magazine

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SERGE GAINSBOURG
AU DIAPASON

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Le récent coffret de Wax Tailor avec le Phonovisions Symphonic Orchestra rappelle l’incidence du répertoire classique sur la création musicale contemporaine. Pionnier du genre, Serge Gainsbourg a largement adapté des compositeurs comme Chopin, Beethoven ou Dvorak. Une démarche complexe, révélatrice du chanteur qui signa son âge d’or à la croisée du rock et de l’académisme.


Issu d’une famille originaire d’Europe de l’Est, Serge Gainsbourg est tôt initié à la musique par son propre père, joueur de cabaret. Une transmission essentielle, que le jeune pianiste développe en parallèle d’études aux Beaux Arts de Paris. Après une carrière de peintre stoppée brutalement, l’artiste incorpore, au mitan des 50’s, un registre musical estampillé Rive Gauche. Puis consacre une bonne partie de son talent à différentes interprètes féminines parmi lesquelles Juliette Gréco ou Michèle Arnaud. La démarche n’est pas anodine. A la différence des premiers enregistrements, souvent confidentiels, son activité d’auteur compositeur lui amène le renom et l’argent. C’est le cas de France Gall pour qui il signe, en 1965, «  Poupée De Cire, Poupée De Son ». L’effet est immédiat : la star yé yé décroche la timbale en raflant le grand prix de l’Eurovision. Mélodie pop accrocheuse, la composition emprunte pourtant déjà au répertoire classique via une partie de la Sonate en Fa Mineur de Beethoven que Serge Gainsbourg place en ouverture au tube.

Séquence créative, la période dite anglaise (étalée entre 1966 et 1968) voit l’artiste français chanter les Beatles avec « Qui Est In Qui Est Out » et magnifier Brigitte Bardot, sa muse d’alors. Il lui écrit « Initials B.B. », adaptation de la Symphonie n°9 de Dvorak. Les arrangements épiques du compositeur tchèque offrent un nouvel élan. Une énergie aujourd’hui reconnue, notamment par des figures rock de la trempe de Marianne Faithfull, Franz Ferdinand ou Oasis. Disponible sur la toile « Oasis 69 », le mash up imaginé par Dj Zebra, dévoile ainsi l’ascendant du grand Serge sur les lads de Manchester. Issue du Swinging London Jane Birkin, la nouvelle compagne de Serge Gainsbourg, chante « Jane B » d’après un prélude Frédéric Chopin. Le choix du musicien polonais reflète le tempérament slave de Serge Gainsbourg. Ce dernier prolonge ses variations. C’est le cas du reggae « Ma Lou Marilou » ou de « My Lady Héroïne », deux compositions originelles signées respectivement Beethoven et Ketèlbey. Le début des 70’s sonne avec faste. Serge Gainsbourg sublime alors l’héritage classique au contact de Jean-Claude Vannier avec qui il écrit Melody Nelson, premier concept album de l’auteur et point d’orgue de sa discographie.

Masquée par le personnage de Gainsbarre, la dernière partie de l’œuvre de Serge Gainsbourg offre une série de compositions pour Jane Birkin. Fraichement séparé de son interprète fétiche, il lui écrit trois albums poignants. Ces productions sont marquées par les figures tutélaires de Brahms et de Grieg via « Baby Alone In Babylone » ou « Lost Song ». Puis il consacre un premier album à sa fille. « Charlotte Forever », la plage titulaire renvoie, une fois de plus, à la musique classique avec une adaptation directe de Khatchaturian. Le rendu mouche les commentaires chagrins qui taxent le chanteur de pillard. Ouvertement reconnaissables, les mélodies ici concernées instaurent un univers brillant. Une faculté d’assimilation qui fait de Serge Gainsbourg un compositeur de génie.

Par Vincent Caffiaux



ETIENNE JAUMET / LA VISITE

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Il est aujourd’hui l’un des artistes phares de la scène indé électronique française, puisant ses racines dans la synth pop, la new wave ou le jazz 70′s bien planant. Etienne Jaumet , moitié de Zombie Zombie, vient de livrer « La Visite » son second album (après « Night Music en 2009) chez Versatile. L’homme est compositeur et multi – instrumentiste, les huit titres de cet Lp sont une sorte d’introspection de ses machines, une leçon d’anatomie comme sur le titre éponyme « La Visite » ou Jaumet a la voix douce (rappelant celle de Bertrand Burgalat) et évoque de façon décalée un sérieux soucis de santé détecté trop tard. C’est du moins l’impression que cela me donne. Le clip vaut son pesant d’or ! « Metallik Cages » qui ouvre l’album est une très réussie expérience psyché voire transcendantale de plus 7 minutes. Ce titre est d’ailleurs dispo sur un maxi incluant des remixes du boss Gilb’r et du duo Acid Arab. Etienne Jaumet joue aussi sur les ambiances ultra minimalistes et sombres comme « The Dirty Part Of The Dust » que l’on peut assimiler a du krautrock. Synthés et claviers sont a la fête sur « Module Mou ». La face B, semble plus enjouée, avec « Anatomy Of A Synthesizer » ou l’on assiste a une effusion de bleeps, de fréquences distordues posées sur un beat 4×4. « Stuck In The Shadow Of Your Love » ravive nos souvenirs de house 90′s aux claviers vintage. « Moderne Jungle » avec son saxo alto autour duquel lévitent des bidouilles électro acoustiques qui plairont aux amateurs de déviances sonores. Etienne Jaumet est bien maître de ses machines. Le titre final « Midnight Man », doux et progressif, le prouve également. Le disque français de cette fin d’année.

Par Dj Barney




DILLON COOPER / X:XX
FREE DOWNLOAD MIX-TAPE

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Dillon Cooper, jeune rappeur de Brooklyn de 22 ans, commence à bousculer les compteurs de You tube et autres plateformes online. Considéré par certains comme l’artiste apte à réconcilier le rap Golden years et celui des années 2000, il offre depuis peu une mix-tape de quarante quatre minutes en free download. Musicalement parlant, dixit sa biographie, vous mélangez un peu de Kendrick Lamar, de Drake, ajoutez pour la clarté des lyriques conscients une pincée de Lupe Fiasco puis une autre de A$AP Rocky pour sa nervosité et vous avez le profil de Dillon Cooper. Une palette complète qui l’annonce comme un futur prétendant au sommet des chartes. Ce qui est sûr, c’est que Jadakiss a accéléré le buzz du bonhomme grâce à l’écho de l’un de ses titres sur son blog SoRaspy.com suivi d’un relais sur sa page tweeter. Nous savons peu sur les instrumentaux. Dillon qui semble avoir débuté très tôt le piano puis la guitare composerait-il lui même ses instrumentaux, ce qui rendrait le personnage encore plus séduisant ? X :XX free mix-tape disponible en intégrale ici ou .

Par Supa Cosh…



TRACKLIST
1. R.A.D
(vidéo clip ici)
2. Dark Knight

(vidéo clip ici)
3. Knuckle Up Skit

4. Knuckle Up

5. Dead Prez Skit

6. Dead Presidents ft. A La Sole

7. Greedy

8. Practice

9. Show Skit

10. Charge It to The game

11. Eyes Of The World ft. Denzel Curry & Azizi Gibson

12. Global Skit

13. Hypnotized

14. Shadows (92 Mix)

15. Salute

702-dillon-cooper