Starwax magazine

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TEST AKAI MPC STUDIO

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La MPC (Music Production Center) a parcouru bien du chemin depuis le siècle dernier qui voyait débarquer la première du nom, la MPC 60. Aujourd’hui Docteur Krns teste pour Star Wax la MPC Studio, la plus compacte et légère de la gamme MPC puisqu’elle ne contient pas de carton son. La MPC Studio serait-elle le controller idéal pour les beatmakers en mal de nomadisme ?

RETOUR SUR L’HISTOIRE DE LA MPC
Voilà maintenant environ un an que nous avons vu arriver sur le marché la toute première série de controllers MPC de la fameuse marque AKAI Professional, qui depuis 1929 a toujours été à la pointe de la technologie dans les domaines du son et de l’image. Revenons rapidement sur l’histoire de la MPC.

C’est en 1984 que la marque prend une toute autre ampleur en développant, avec la précieuse aide de Roger Linn, inventeur des premières boites à rythmes et séquenceurs musicaux, le tout premier « sampler » ou « échantillonneur » d’une longue série avec la MPC60 notamment. C’est au cours de ces années 80 que grâce aux samplers, la musique hip-hop a pris un virage remarquable.Ces machines, en plus d’avoir la possibilité de reproduire les sons d’une batterie, sont capables, grâce à leurs capacités de mémoires et leurs cartes son, d’intégrer des sons externes provenant d’une platine vinyle, d’un micro, etc… Rapidement, les premiers « producers » et « beatmakers » y ont intégré des échantillons de funk, soul, blues, rock… toute la matière qu’un sampler pouvait « manger », dans le but de transformer, couper, assembler, pour s’approprier alors ces sonorités en créant un nouveau morceau, une nouvelle chanson.

L’évolution des technologies en matière de mémoire a permis d’intégrer de plus en plus d’échantillons de sons dans ces machines, qui deviendront, par la suite, aussi puissantes que des ordinateurs dans le courant des années 90. Depuis les années 2000, les ordinateurs ont petit à petit remplacé les samplers dans la plupart des home-studios de la nouvelle génération de beatmakers. Il apparaissait donc logique que cette évolution des supports de créations influe sur l’évolution du travail des beatmakers, qui doivent désormais contrôler leurs ordinateurs de la même manière qu’une MPC. De ce changement de processus de création et de matériel créatif a découlé l’arrivée d’une importante gamme de ce qu’on nomme communément « controllers », c’est-à-dire des surfaces de contrôle visant à piloter un ordinateur via une connectique Midi ou Usb.
C’est en 2013 que la marque AKAI se décide enfin à sortir sa propre gamme de controllers MPC, comprenant les très attendues MPC RENAISSANCE, MPC Studio et MPC Elements. Nous avons voulu vous présenter au moins une de ces petites merveilles, il s’agit de la AKAI MPC Studio.

MPC STUDIO L’OUTIL NOMADE AU TOP ?
Facile à transporter, elle ne pèse que 1,200 kg pour 2,26 cm d’épaisseur. On y retrouve les célèbres 16 pads gris, la molette, le joystick et toutes les touches de raccourcies ainsi que 4 molettes Q-link, tout cela concentré sur une surface de 28x25cm seulement ! Niveau ergonomie, en plus d’être maniable et très fine, elle contient davantage de touches raccourcies que la MPC1000. La différence la plus notable avec une MPC dite « classique », c’est qu’il vous faudra obligatoirement un ordinateur contenant un minimum de 2GB de mémoire vive (4GB recommandés), ainsi qu’une carte son externe comprenant une bonne capacité, afin de retrouver une belle qualité de son en sortie.

La MPC Studio est livrée avec son logiciel AKAI MPC, en plus de la quasi-totalité des banques de données AKAI, remontant même jusqu’aux sonorités de la mythique MPC60. On y trouve également une grande gamme d’effets et de filtres. Quant à la navigation dans le logiciel, elle peut aussi bien se faire directement sur la surface MPC Studio que sur l’ordinateur, ce que les utilisateurs des anciennes MPC apprécieront tout particulièrement. Les possibilités d’intégrations et de modifications des échantillons sonores sont beaucoup plus vastes. Côté manipulation du logiciel, les programmateurs de chez AKAI sont parvenus à rendre son utilisation assez simple et pratique, atout majeur pour les beatmakers n’ayant pas une maitrise optimale d’une MPC.

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CONCLUSION
L’objet en lui-même nous offre un design très sobre, presque chic, avec sa plaque grise métallisée et ses molettes en aluminium. Le rétro-éclairage des pads ajoute un effet visuel sympathique qui signe en quelque sorte le renouveau de la marque dans le domaine des MPC.
En plus d’être un bel objet, cette MPC Studio a l’avantage d’être un produit s’adressant aux beatmakers qui souhaitent retrouver ou découvrir le toucher et l’interface MPC, propres à la marque AKAI. Sa très grande maniabilité vous permettra quant à elle de créer votre musique où bon vous semble ! (Par Doc Krns)



DRIVE ME BACK TO ABIDJAN /
FREE ALBUM PAR LINKRUST

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Il y a quelques semaines, grâce au duo Ghostown, j’ai fait l’heureuse découverte du soundcloud de Linkrust, un beatmaker-dj grenoblois. J’ai été aussi bien bluffé par la qualité de ses productions que par les rappeurs Us qui posent sur le projet « Drive me Back to Abidjan ». Vu que l’ensemble est mixé et s’enchaine sans temps mort pendant un moment, j’ai cru qu’il s’agissait d’une mix-tape! Et non, il s’agit bien d’un album. Cerise sur le gâteau, le monsieur offre « Drive me Back to Abidjan » en libre téléchargement. Surpris d’entendre ces onze titres, j’ai donc contacté Linkrust afin qu’il m’éclaircisse sur l’histoire de ce travail.

D’abord scratcheur puis, après s’être essayé au rap, Linkrust compose depuis huit ans des beats puissants, bien sentis, principalement à base de samples piochés dans sa collection de vinyles ou celle de son acolyte Dj Loud. Le label tant convoité qu’est Stones Throw l’a bien remarqué puisqu’il a déjà gagné six Stones throw Beat Battles. Outre le buzz dont il bénéficie à ces occasions, il entre en contact via le web avec des rappeurs afin de les inviter à poser leurs rimes sur ses productions. Ceci explique la liste des invités : Jondis, Tiff the Gift la voix féminine, Kid Pro, Tone Stretch, Buddha Z, JoaGymshoe et un australien : K21. Linkrust précise : « Nic Mercer voulais des productions à moi pour son futur album, finalement il a posé sur le mien. » Autant d’invités que de titres réussis. De plus, après avoir passé tous ses samples via sa MPC, des softwares …, Linkrust réalise les scratchs, les interludes et l’artwork de la pochette ! Du pur DIY en somme. Foncez et cliquez ci-dessous pour lancer le player audio, si ce n’est pas déjà fait. Puis vous pouvez gratuitement télécharger, partager et ou également supporter en lui donnant un ou quelques euros via Linkrust.bandcamp. Linkrust un beatmaker à suivre. (Supa Cosh…)



TRACKLIST:

1 – Intro L I N K
2 – seven thirty (feat K21)

3 – dust (feat Nic Mercer)

4 – same old tree (feat Tiff the gift)

5 – number one (feat Jondis)

6 – what you think about rap

7 – ain’t way funkey (feat Tone Stretch)
8 – long time no see (feat K I D Pro)
9 – everybody get bombed

10 – acetone (feat Jondis & JoaGymShoe)

11 – terror rapper in the neiborhood

12 – profession (feat JoaGymShoe)

13 – raw flip toxico

14 – in a box (featBuddha Z)

15 – akwaboa outro


AKAI RHYTHM WOLF / VIDÉO

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Annoncée au Musikmesse, en avril dernier, voici enfin la première vidéo démo de la nouvelle Rhythm Wolf Analog Drum Machine. Akai surfe sur la vague de la gamme Aira de Roland, sortie au printemps 2014, en proposant une groove box analogique avec les sons vintages convoités des débuts de l’électronique et du hip-hop. Vu du dessus il y a 31 pads et 24 potentiomètres. La section boîte à rythme offre 5 sons de batterie manipulables à souhait, incluant grosses caisses, caisses claires, charlestons ouverts, fermés et des percussions métalliques, pour lesquels la tonalité, l’enveloppe, le volume peuvent être personnalisés. La partie synthétiseur de basse propose un oscillateur et des filtres permettant également de varier la sonorité de basses. Vous pouvez vous connecter avec d’autres machines en Midi/Usb, ajoutez à cela des entrées-sorties Midi. Le point fort incontestable est son prix de 189 euros, légèrement moins cher que les Korg Volca Beats et Bass combinés ou encore que les Roland TR-8 ou TB-3. Est-ce que ce prix est gage d’une qualité équivalente à celle de ces dernières ? Nous vous le confirmerons ou pas prochainement. En attendant découvrez la sonorité de la machine grâce à la vidéo ci-dessous.