Starwax magazine

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CARTE MONDIALE
DES USINES DE VINYLES

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Alors que le marché des téléchargements de la musique en numérique chute de 1,1 milliards en 2013 et que le streaming a fortement progressé à 164 milliards de chansons, en hausse de 54% par rapport à 106 milliards en 2013 les ventes des vinyles ont atteint 9,2 millions aux États-Unis, soit une en hausse de 52% à partir de 2013. Pharrell Williams avec « Happy » a était la chanson la plus vendue de l’année, avec plus de 6,4 millions d’exemplaires vendus. Progression comparable en France, bien sur dans d’autres proportions. Afin de réaliser vos études de marché pour la fabrication de votre futur vinyle trouvez ci-dessous une carte internationale des usines des vinyles. A l’exception de la récente usine de pressage M Com’ Musique, bretonne, non répertoriée et de la fermeture le jeudi 15 janvier dernier après six années de fonctionnement de RIP-V à Montréal cette carte fort utile est des plus exhaustive.

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Par Invisibl Journalist





TAL NATIONAL / ZOY ZOY

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Contrairement au climat, les musiques du Sahel sont particulièrement fertiles. La carrière de Tinariwen est à ce titre exemplaire. Comme les alternatives technologiques, via la téléphonie mobile et Bluetooth, qui maillent cette partie de l’Afrique. En provenance du Niger, Tal National a marqué les esprits, il y a deux ans, avec Kanni. Parfait instantané des cultures locales, cet opus a notamment surpris par ses rythmes. Un tempo rapide, structuré en 12/8, qui fait le cachet de la formation. Enregistré à Niamey, dans des conditions particulièrement précaires par Jamie Carter, Zoy Zoy éprouve la formule.

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Brûlant comme l’harmattan, ce nouveau disque mêle musique fuji et guitares hypnotiques. Une transe évidente à l’écoute de « Farila ». Unique séquence (re)posée de l’album, « Claire » met en relief la voix, superbe. Alors que des plages comme « Koana » et « Sey Wata Gaya » déclenchent des séquences d’une intensité rare. Pas étonnant que ce répertoire soit autant prisé des musiciens occidentaux. On se souvient du travail de Dan Auerbach des Black Keys auprès de Bombino. Et de la fusion opérée par JuJu. Ainsi les rockers anglais de FatCat ont su dépasser le stade de l’étiquetage (un tic hexagonal) pour placer, une nouvelle fois, Tal National dans leur sillon. L’équilibre génère une dynamique puissante symbolisée par « Kodaje ». Trait d’union entre les démarches précitées, ce titre résume tout le génie du collectif nigérien.



Par Vincent Caffiaux



REPORT / GET UP, JUST MOVE #3

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La passation de savoir-faire est un sujet qui préoccupe la rédaction. Star Wax se devait donc d’être présent au battle de danse all style, Get Up-Just Move 2015. Focus et interview de l’organisateur d’un évènement prometteur. Vendredi 6 février, Isaac M’Vemba remettait le couvert à l’Antipode Mjc pour la troisième édition placée sous le signe de la tolérance et du partage. Depuis 2013, l’événement s’est imposé comme le rendez-vous des artistes et danseurs rennais en devenir. Tour à tour, ces derniers nous ont offert un grand battle avec une finale en apothéose remportée par Hnia et Rachid contre Antonin et Carl.


C’est la troisième édition de Get Up, Just Move, qu’est-ce qui t’a donné envie d’organiser un tel événement ?
Isaac : L’envie de monter la Get Up, Just Move m’est venue d’une volonté de partager tout le potentiel des talentueux danseurs qui foulent le pavé rennais en les confrontant dans un battle. Faisant moi-même partie d’un groupe de danse je me suis dis « pourquoi pas en faire profiter les autres ? »

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En tant qu’organisateur, qu’est-ce qui t’a le plus motivé à dépenser autant d’énergie ?
Organisateur est un grand mot… Ma motivation vient du fait que j’aime énormément partager ce que je fais, ce qui m’anime, avec les autres et leurs réactions sont plus qu’encourageantes ; je trouve qu’il n’y a pas de meilleur plaisir que de voir celui des autres.

Qu’est-ce qui, selon toi, fait que le public répond toujours présent ?
Je pense que l’événement a bien marché jusqu’aujourd’hui grâce au soutien que m’a apporté la ville de Rennes pour relayer l’information mais aussi grâce aux personnes qui n’hésitent pas amener leur entourage à l’événement car, rappelons-le, cette soirée est un véritable moment de partage.

Comment t’entoures-tu ?
Je m’entoure de personnes en qui j’ai une confiance sans faille. Cette année nous avons eu la chance que le battle soit animée par Dj Coshmar qui a tout de même acheté son premier vinyle hip-hop il y a plus de vingt ans ! Mais je me tourne bien entendu d’abord vers mes amis, vers tous ceux qui m’entourent et, au fil du travail et des relations créées, je vois si j’ai fais le bon choix ou non.

Tu as organisé la soirée mais tu y a également dansé, quel côté de la scène as-tu préféré, le devant ou les coulisses ?
Sans hésiter, je préfère les coulisses pour la simple et bonne raison que j’aime lire le plaisir sur le visage des membres du public et leur énergie est extrêmement communicative ; on se dit que nous avons contribué à leur bonheur, c’est magnifique.

Comment s’est construite la programmation ?
Je m’entoure de personnes passionnées, c’est donc naturellement que je me suis dirigé vers des groupes comme Le Zooo, un collectif de rap rennais montant, en photo ci-dessous. Toujours dans une volonté de partager et de vivre l’art, nous avons pensé la programmation de la soirée en recherchant des personnes motivées à faire vivre une soirée mémorable à un public toujours présent lorsqu’il s’agit de (re)découvrir des gens talentueux.

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Quels ont été tes principaux challenges pour cet évènement et comment les as-tu géré ? Comment gères-tu les imprévus ?
Mon principal challenge a été de penser l’événement de manière à ce que Get Up, Just Move soit une soirée dont les participants mais aussi et surtout le public se souviendront le plus longtemps possible. Je voulais réunir un max de personnes, qu’elles viennent du monde de la danse, de la musique, ou même de la peinture, et que tout le monde puisse avoir l’occasion de s’exprimer le temps d’une soirée. Le reste, pour moi, est secondaire. A chaque problème, il existe une solution ; le tout est de rester calme et d’analyser les possibilités qui sont à notre disposition pour que tout le monde passe une bonne soirée.

C’est quoi la prochaine étape ? Tel que l’on te connaît, tu dois sûrement être débordé d’autres projets !
Vous les découvrirez, petit à petit, du moins je l’espère. Avant tout, mon objectif est de continuer à faire connaître les talents made in Rennes et de faire bouger les choses. Il faut que le monde sache que capitale bretonne a du talent à revendre !

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Le mot de la fin ?
Avant tout, je remercie toutes les personnes qui ont participé et qui m’ont aidé, de près ou de loin, à monter ce projet. Je pense notamment à la Stevenson Family, Evolution Crew, Thomy Yas, les marques Octobre Noir, La Bourgeoisie, Le Zooo, Nelson a.k.a Slow.Mow, Lyrical Industry, Supa Cosh a.k.a Dj Coshmar, Hatem, et, bien entendu, les danseurs, les jurés : Bruce, Laurence et Curtis, ainsi que tous les bénévoles présents, toute l’équipe de Karim de l’Antipode et la ville de Rennes.

Texte et photos par Enya Quéméner