Starwax magazine

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THOM YORKE /
TOMORROW’S MODERN BOXES

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Arrivé un peu sans crier gare, « Tomorrow’s Modern Boxes » est le tout dernier long format de Thom Yorke en solo, après le projet Atoms For Peace bidouillé par le génial ingé son Nigel Godrich. Ce dernier est aussi de l’aventure sur cet album (comme pour chaque sortie de Radiohead ou de Thom) et cela s’entend dès les premières mesures. A l’instar de « The Eraser » ma première réaction est que le bonhomme, figure de prou charismatique de Radiohead, a bel et bien plongé dans les mystères de la musiques électronique un chouia barrée. De mémoire, à la sortie de « Kid A » en 2000 pour Radiohead, Thom Yorke expliquait la résonance électronique de l’album par son inspiration des artistes du label Warp. En 2014, Thom ne cache plus son amour pour l’electronica, la bass-music ou IDM, d’ailleurs lorsqu’il n’est pas entrain de mixer en tant que Dj ces sons là il pose sa voix pour Burial, Björk, Four Tet ou encore Modeselektor. « Tomorrow’s… » est superbement produit, la voix de Thom, si particulière, entre tiraillement et complainte, semble couler de source pour ce mariage digital et organique. Si vous aviez accroché comme un damné sur « Harrowdown Hill » sur le précédent « The Eraser » alors les morceaux « A Brain In A Bottle » et surtout « Truth Ray » ou « Nose Grows Some » vont vous retourner. A noter aussi le titre « There Is No Ice (For My Drink) », qui rehaussé d’un kick 4×4, nappé de claviers obsédants et un final désaccordé, montre que la frontière entre IDM et techno est parfois mince. L’album est sorti sur le propre label de Thom a savoir Landgrab, et non XL. Seul bémol, ce vinyle blanc est en pressage ultra limité… Donc attendez vous à des prix « stratosphériques ».

Par Dj Barney from Vernon




DUB ECHOES /
FULL VIDEO STREAMING

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Nous voici embarqué pour un voyage à travers l’histoire des sounds systems, des dubplates, et des versions (favorisées par l’absence de loi sur les droits d’auteurs en Jamaïque), de la production et de la créativité qui caractérisaient ses débuts. Les producteurs légendaires encore vivants sont interviewés : King Jammy, Bunny Lee et ses bandes originales, Dennis Bowell, Lee Perry qui explique pourquoi il a brulé le Black Ark studio, pour ne citer qu’eux. Ils nous décrivent les différentes techniques de production avec le reverb, les delays, l’avénements des « toasters » liées au développement du dub. Vous apprendrez pourquoi les Clash et les Sex Pistols étaient fascinés par Lee Perry. Un chapitre est consacré à la relation intime entre les Djs jamaïcains et le hip-hop, avec un hommage à Kool Herc par l’anglais Roots Manuva et les Beats Junkies. Ce dvd a le mérite de pousser la réflexion plus loin en sollicitant des producteurs tels que Adrian Sherwood, Kode9, Howie B, LTJ Bukem, Peter Krucder, Dj Spooky… Réalisé par Bruno Natal sur une période de trois ans, désormais disponible en free streaming, Dub Echoes est un film une heure et vingt deux minutes sortie en 2009 chez Soul Jazz records.

Site officiel de Dub Echoes ici. (Chronique extraite du Star Wax n°11)



V- A / BRAZILIAN DISCO BOOGIE SOUNDS FROM 1978 TO 1982

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Compilation sortie sur Favorite Recordings avec neuf titres sélectionnées par Junior Santos aka « Um carioca em Paris » qui réunit quelques grand noms comme Carlos Dafe, Sandra Sa ou encore Painel De Control, à qui on doit ce tube « Black Coco », vous trouverez aussi quelques pépites plus rare. Hormis un ou deux titres mid-tempo, la sélection est faite pour la fête, pour deejay & sexy dancer. Un must en matière de compilation, car homogène et cohérente, elle s’écoute d’un trait et à peine finit on se demande : à quand le volume 2 ? Un conseil, rendez vous sur le site du label, ici, car vous y découvrirez une explication, que dis-je une ode aux musiciens brésiliens. Bon voyage.

Par Turntable Cottich