Starwax magazine

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CloZee/ REVOLUTION EP

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A seulement 23 ans, Chloé Herry alias CloZee enchaîne les sorties. « Revolution » Ep sortie le 11 août dernier sur le Label Gravitas Recording n’est pas passé inaperçue. Riche d’une formation dans le classique, l’artiste a su allier différentes influences et styles musicaux à la perfection. La jeune toulousaine propose un objet musicale non identifié entre dubstep, chillout et glitch-hop. Aucun titre de cet Ep ne se ressemble et pourtant le rendu est particulièrement harmonieux. Si certaines sonorités ne sont pas sans rappeler celles de Fakear, CloZee pourrait bien connaitre le même succès. Il est important de préciser que l’artiste considère que le juste prix pour son Ep est de cinq euros cependant pour le télécharger vous etes libre de proposer la somme de votre choix à partir de zéro euro.

Par Emilien Vinée



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LA ROUTE DU ROCK 2015 /
« LE PIED ! »

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La Route du Rock, grande messe malouine, véritable vitrine de la musique indépendante et principalement du rock, fêtait cette année ces 25 ans. Un quart de siècle c’est court et long à la fois. Court pour pouvoir présenter la crème de la scène musicale indépendante et long a la fois pour obtenir la sécurité financière nécessaire à la survie de ce genre d’événement. Et rien que pour ça la Route du Rock, avec son côté encore un peu familiale, n’a rien à en envier aux autre autres gros mastodontes estivaux. Star Wax y était et c’était le pied !


Pour cette édition 2015. Les programmateurs avaient mis une fois de plus les petits plats dans les grands en réunissant figures pointues, mastodontes mondiaux, artistes en devenir et réformation événementielle. En haut de l’affiche avait été programmé la venue de l’insaisissable islandaise Björk qui n’avait prévue que de rares dates en France cette année. C’est événement avait de quoi faire frémir tout mélomane, tellement la carrière de l’artiste compte dans le paysage musicale actuelle. Mais voilà, Björk ne le verra pas de cette oreille et annulera sa venue au Fort St Père a peine plus de 8 jours avant la date fatidique. Tout ceci pour des raisons pour les moins obscures (une rupture difficile qu’il l’empêche de chanter ses nouvelles chansons….hum) laissant toute l’organisation du festival pantoise. De quoi se dire que derrière ses joues de poupine, l’artiste manque sérieusement de professionnalisme (mais pas d’argent à priori). Grâce à leurs réseaux, les programmateurs trouveront avec le groupe de Foals un joli réconfort en remplacement et à la vue de l’affluence du samedi soir, le public aussi. Quand on parle de santé financière. Voilà un événement qui peut tout faire capoter mais le professionnalisme du staff du festival a on l’espère limiter les dégâts.

Après la soirée d’ouverture dans la salle de la nouvelle vague, qui a vu accueillir le musicien folk Sun Kil Moon et les allemands de The Notwist qui joueront leur mythique album « Neon Golden », véritable chef d’œuvre d’Electronica. Le festival se déplaçait à quelques kilomètres de là au Fort St Père pour 3 jours de musique

En ce deuxième jour, une fois n’est pas coutume, la pluie s’est abattue sur le site du Fort St Père une bonne partie de la journée du vendredi. Des trombes d’eau ont inondé les accès au site. Et les bottes sont de rigueur une nouvelle fois. A la grande différence des autres années, le site est quand a lui parfaitement praticable. Comme les organisateurs l’avaient indiqué, d’importants travaux de drainage ont été réalisés pour améliorer le confort des festivaliers mais également pour ouvrir le site toute l’année aux touristes et autres événements culturels. Autres nouveautés de taille, la mise en place d’une carte de paiement sans contact vous permettant de consommer sur l’ensemble du site, véritable plus si tant est qu’on ne la perde pas.

Il est 18h50, nous rejoignons la petite scène des Remparts, qui cette année a été directement placée en face de la grande scène. Un sérieux plus par rapport aux autres années, notamment pour la visibilité des groupes qui y jouent, ainsi que pour l’amélioration considérable de l’accessibilité au site. Les californiens de Wand investissent le Fort à grand coup de guitares saturées (live vidéo ici). Les nouveaux espoirs de la scène Garage (Los Angeles cette fois) cultivent comme les autres une envie sauvage de lâcher les chevaux. D’ailleurs Leur présence n’est pas innocente à la venue d’une des stars du genre, le californien Ty Segall. Une heure de musique a fond sur la pédale (de batterie ou guitare comme vous voulez). Le groupe ne révolutionne pas le genre, mais prouve tout de même tout son efficacité sur des titres savamment accrocheurs. Ils se fendront même d’une reprise osée de « The End » tout en psychédélisme. Un bon petit amuse-gueule.

Sur la grande scène arrive le premier géant du festival (live vidéo ici), le mythique guitariste Thruston Moore accompagné de son nouveau groupe suite à la retraite forcé de Sonic Youth du à sa séparation avec la encore très jolie Kim Gordon. Après un premier album acoustique ou le new-yorkais étalait tous sont talent de songwriter. L’artiste revient nous voir avec un nouvel album nettement plus sonique. Les fantômes du mythique groupe new-yorkais ne sont pas très loin. Longues envolées mélodiques, déconstructions massives du sons et larsens contrôlés sont toujours présents. Le monsieur est accompagné à la basse par Debbie George de My Bloodie Valentine, autre groupe maître dans l’orchestration du bruit. On n’est pas vraiment surpris par le son mais c’est toujours agréable de revoir le grand trublion sonique.

Les programmateurs avait branche le début du festival sur électricité. Le groupe Fuzz se produit sur la grande scène. Après avoir inviter l’année dernière l’autre star du garage californien, John Dwyer des non-moins mythiques Thee Oh Sees. Les programmateurs ont eu la bonne idée d’inviter Ty Segall, l’homme aux multiples projets, qui passe pour cette fois derrière les fûts et invitent deux de ses meilleurs potes à pousser la chansonnette avec lui. Ça matraques, ça jouent vite. Les guitares lourdes sont à nouveau de sortie. Le trio a sorti la panoplie psychédéliques des 70′s. Le guitariste, cheveux longs bouclés dans le vent, enchaîne les solos. Ty Segall, maquillé façon « Joker », tape sur ses fûts comme si c’était la dernière fois de sa vie. On se demande d’ailleurs combien de bras il a pour sortir un boucan pareil. Et pour finir le bassiste, également maculé de peinture blanche et qui porte une toge en velours ultra tendance, chante comme nos grands aïeux de jadis, habités par je ne sais quelle divinité rock’n’roll. Une heure de rock sûr vitaminé qui déterrent les fantômes du MC’5 et du Black Sabbath et lance complément la soirée. Le rappel ne fera que confirmer le talent fout des musiciens avec un morceau « HazeMaze » déjanté qui achèvera le public et confirmera l’immense talent de Ty segall.

Après cette orgie bruitiste, les très prometteurs américains de Algiers enchaînaient avec des guitares toujours acérées mais plus posées. La musique est voluptueuse, le chante est efficace, l’assistance est attentionnée. Le set sera plus tôt efficace, tantôt Soul tantôt New-wave permettra une bonne transition avec le reste de la soirée. On zappe avant la fin pour aller monter la tente sur le camping redevenu plus grand mais aussi payant.

Le temps de faire l’aller-retour, et on loupe Timber Timbre. On revient pour le phénomène musical irlandais Girl Band, qui pour une fois porte très mal son nom. Ranger les femmes et les enfants, on prend en pleine poire leur post-punk frénétique. Rythmiques saccadées, chant nasillard éructé. Le combo furieusement efficace n’est pas là pour faire dans la dentelle. On est pas vraiment habitué à voir se genre de prestation à St Malo. Le set nous rappelle à notre bon souvenir le concert de l’année dernière des autre barjots de Liars. On est pas loin non plus de The Fall et des pétards sonique de Suuns , en moins furieux tout de même. Le beau gosse chanteur saute dans tous les sens, nous aussi. Grosse claque,


Ratata, les stars de la soirée, qui viennent de sortir leur cinquième album « Magnifique », débarque vers 1h00 sur la grande scène. A la vue de l’assistance qui trépigne d’impatience (vidéo ci-dessus), on doit être devant la claque de la soirée. Le duo instrumental new-yorkais a fait son trou en jouant des morceaux funk à base de rifts de guitares tranchantes, le tout enveloppé dans des nappes électroniques enflammées. Si l’on peut leur accorder un certain sens du spectacle, on ne peut que constater l’ennui profond de leur musique en live. On se croirait à une démonstration de la version Nintendo de « Qui veut devenir une star ? », sauf que l’on ne contrôle pas les musiciens. Et pourtant les deux artistes se démènent. Le pianiste sautille et fait coucou au public tandis que son acolyte y va de son gros coup de manche de guitare en l’air à chaque gros riffs. On n’avait pas vu pareil spectacle depuis Kiss !!! Pour se sortir d’affaire, ils essaient de nous balancer un show visuel du plus mauvais goût que j’espère assumé en alignant de multiples têtes d’animaux ou autres statues baroques dansant ou headbangant dans des flows pas toujours en rythmes avec la musique. Encore loupé…. Devant cette piètre prestation, je m’en remets à un quinquagénaire qui me parle de l’histoire du rock à St Malo, le vrai cette fois, pendant que mon boss joue le Mc sur la musique du groupe qui finalement devrait l’inviter sur scène.

La fin rattrapant la soif, on se dirige vers un stand or l’on commande ce que l’on croit être un bon sandwich americain-frite. Juste le temps de faire passer la pilule (financière) et le jeune prodige Rone vient conclure cette plutôt bonne première soirée. Venu avec son superbe dernier album « Créatures », le parisien va envelopper le public du fort dans un onirisme bienveillant. Beats suffisamment saillant, pour ne pas faire flancher la fosse en cette fin soirée, et tout a la fois hédoniste pour garder une part de rêve dans ce monde de brutes (de rockeurs). Pas facile pourtant de maîtriser un set électronique devant une assistance qui depuis 25 ans n’a principalement écouté que du bon vieux son organique à base de guitares-basse-batterie mais le jeune homme s’en sort à merveille. Les tubes de « Tohu Bohu » nous rappelle déjà la bonne carrière de Rone, les derniers morceaux finissant d’envoyer dans les étoiles assistante, les bouches ouvertes, les yeux dans les étoiles et les neurones sur la lune. Parfait pour continuer la nuit.

Samedi soir, troisième journée pour le festival malouin. Le temps de nous refaire une beauté sous le soleil breton et on rate Only Real, le Mac DeMarco britannique et Kiasmos le nouveau trip venu d’Islande. Mais heureusement grâce à Arté, qui a l’exclusivité des captations, découvrez leur live depuis votre canapé, c’est merveilleux ?

On débarque sur le site pour voir la coqueluche du moment. On le lit partout, on le voit partout, on l’entend partout, le groupe à voir c’est Hinds. Les jeunes madrilènes sont précédées d’une sérieuse hype. Pendant près d’une heure, elles vont délivrer un show d’une simplicité enfantine. Rock Lo-fi californien, Garage-Rock débranché et Pop ensoleillée, le tout servi à la sauce hispanique. Elles n’utilisent aucun artifice pour masquer leurs lacunes techniques du à leur jeunesse, ce qui fait d’ailleurs tout le charme de leur set. Le public est comblé et les jeunes femmes aux anges. On attend du coup leur premier album avec impatience, en espérant qu’elles garderont sur disque cette fraîcheur qu’il fait de leur musique un moment totalement enivrant. Et au vu de la prestation de ce jour, de leur jeunesse et de leur innocence, on a de quoi être confient.

Après ce déluge de soleil et de sourire, place au doute et à la noirceur. Le californien Luis Vasquez, leader du groupe The Soft Moon, qui au contraire des jeunes espagnols, tire la quintessence de sa musique dans les recoins les plus sombres du Krautrock et de la Pop-Punk. Guitare lointaines, on se croirait dans une piscine tellement la réverbe est monstrueuse. Les rythmiques sont militaires et les sonorités électroniques filamenteuses, jamais directes. Le son est ultra-puissant. Le public danse dans une profonde exaltation attirée par le côté obscur de la musique. Une heure d’hypnose ou même le soleil aura disparu. Cliquez ici pou visionner le live de The Soft Moon.

Spectres enchaîne sur la scène des Remparts, live vidéo ici. Le groupe est connu pour sa faculté à mettre en œuvre des cathédrales soniques surpuissantes. Mur du son déflagrateur, quelque part entre le Shoegaze de A Place To Burry Strangers, autre élite bruitiste, et la Noise d’un Sonic Youth des débuts. La voie caverneuse du chanteur, arborant un joli t-shirt de Björk, vient compléter l’offre, laissant l’assistance sans voix devant tant de crissement, grondement et vacarmes contrôlés. Pas de tout repos pour les acouphènes.

Pas le temps de se reposer que les stars de la soirée se présentent sur la grande scène. Le groupe Foals, qui remplace au pied levé Björk, débarque à St Malo pour une unique date française et notamment pour présenter son nouvel album. A la vue du public amassé devant la grande scène, on se dit que les organisateurs n’ont pas perdu au change en embauchant les britanniques. Leur pop-math-rock fait fureur en France et c’est donc en terrain conquit qu’ils se présentent. Peut-être un peu trop d’ailleurs. On sent que leur set ne transparaît par l’urgence qui faisait tout l’intérêt de leur premier album. Le groupe est devenu énorme et ils n’ont plus rien a prouvé. C’est dommage car leur musique reste toutefois très efficace, mention spéciale encore aux titres du premier album. On aura le droit également à deux nouveaux titres qui ne révolutionneront pas le son du groupe. Le public est a l’écoute, très studieux en se début de nuit étoilée.

Après les guitares, place aux beats. Nous attendions avec impatience le set de Daniel Avery. Il faut dire que son premier album « Drone Logic » est une tuerie sans nom. Un pont entre l’électro et le rock, véritable chef d’œuvre. Avec une telle carte de visite on ne pouvait qu’être excité de voir le britannique sur la grande scène du Fort pour ouvrir les planches du dance-floor. Erreur monumentale, le jeune Dj va passé une heure à mixer un set minimal et sans vie. La rythmique reste la même pendant tout le concert nous donnant la furieuse impression que le monsieur a appuyé sur le bouton Play et a attendu que ça se passe…. Les morceaux mythiques sont complètement oubliés. Le public est commémorent abruti par tant d’ennui. On s’emmerde comme jamais. On essaiera bien de réveiller l’assistance avec une bonne chenille des familles, sans succès. Dommage, vraiment très frustrant

On jettera nos dernières forces dans la bataille pour le set du norvégien Lindstrøm. On aurait pas miser forcément un kopeck sur le set du Dj au vu de ses sorties délirantes disco-techno qui ne nous avait pas forcément convaincu. Mais comme quoi tout le monde peut se tromper, le set du scandinave va raviver la flamme dans le public que Daniel Avery s’était empressé d’éteindre. Le disco simpliste couplé à des beats futuristes interpelle directement les lignes binaires de notre cerveau. Les neurones s’exaltent, on est en plein brainstorming nocturne. Difficile d’aller se coucher après tant de folie.

Le lendemain, le public pourra écouter le retour tonitruant du groupe mythique Ride, les délires Techno-Toon du grand Dan Deacon et surtout le retour des gracieuses Savages qui porte très bien leur nom. Mais la c’est une autre histoire…



Voilà une 25ème édition réussie. Une programmation éclectique toujours aussi efficace et une organisation sans faille, cette année. Mention spéciale à la scène des Remparts qui a trouvée sa bonne formule. On reteindra surtout le garage de Fuzz (live vidéo ci-dessous), l’onirisme de Rone, la naïveté de Hinds, la noirceur de The Soft moon, et les délires nirvanesques de GirlBand en photo ci-dessous. À l’année prochaine.

D’autres vidéos de concert intégrales sont disponibles sur le site d’Arte Live ici.

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Par Sebastien Forveille & Supa Cosh…



KING PEPE AND HIS CALYPSO COMBO 7 INCH

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Suite à « Tropical Invasion », sorti en 2013, King Pépé and his Calypso Combo revient dans les bacs, en format 7inch, tout en restant fidèle à la recette vintage du calypso. Il nous replonge à nouveau dans les années 50. Ces deux titres sont aussi annonciateurs de la création de Kaiso, synonyme de calypso, le label du groupe cubano-breton. Pour « In Our Common Strenghts » ils font appel à la chanteuse Rosemary Phillips, originaire de la Barbade, et considérée comme une véritable jazzwoman dans les Caraïbes. Fabrice Uriac, le co-fondateur, est sur l’autre face avec « Big Talk » seul au vocal mais le titre est tout autant efficace et sensuel, grâce à ses cuivres, sa contrebasse et ses percussions, retranscrivant à merveille la chaleur des Antilles, berceau du calypso. Fait bien rare pour un band français pour ne pas le souligner. kingpepecalypsocombo.com

Par Supa Cosh…