Starwax magazine

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STAR WAX MIX 29 BY TEETS

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Teets est un jeune producteur, aujourd’hui basé à Lyon. Il a déjà eu l’occasion de partager l’affiche avec des artistes de renom tels que Barac, Tobi Neumann, Crocodile Soup, Sonja Moonear ou tINI… Depuis quatre ans, on le retrouve dans le Circuit Électronique des Nuits Sonores, au Ninkasi. En 2013, il sort son premier Ep sur le label sud-américain Draft et met en place, avec ses amis, une chaîne de podcasts appelée Who’s Next ? Depuis, Teets se produit dans divers clubs lyonnais comme le DV1, le Ninkasi Kao, le Bellona ou le Terminal. Enfin le Break Club à Montpellier, l’Agora Club à Montélimar, le Baby Club à Marseille, le Black Legend à Monaco, La Mezza ou encore La Belle Électrique à Grenoble ouvrent leurs portes à ce talent. En 2015, Teets a l’opportunité de mixer à l’étranger, notamment en Afrique du Sud, à Ibiza à l’Underground Club, à Madrid au Cabra Negra Club et au Taboo, en Suisse… Teets a rejoint dernièrement AKTA Records. Pour Star Wax, il a concocté un mix exclusif plutôt microhouse, bien deep et dynamique : beaucoup de dreamy vibes, de groove. http://starwaxmag.com/swm29-teets

702-swm29 TRACKLIST
01 – Reclame “ Motion Sfere ” (Original Mix) [Kina Music]
02 – Yaroslav Lenzyak “ Sometimes I’m Not the One “ (Ittetsu Remix) [Kina Music]
03 – Nima Gorji “ Okonomiyaki “ (Original Mix) [Melisma]
04 – Seb Zito “ Burns “ (Original Mix) [Vatos Locos]
05 – Thorsteinsson “ Midnight At Taffey’s “ (Cab Drivers Remix) [Pets Recordings]
06 – David Gtronic, Iuly.B “ Fusion “ (Original Mix) [Vatos Locos]
07 – A. Weiss “ Blue Mountain “ (Original Mix) [Arupa Music]
08 – Thomas Mauser “ Zuid-Zimbabwaanse Bos Bavianen “ (Original Mix [Arupa Music]
09 – Ferro “ Knowing “ (Original Mix) [Tzinah Records]
10 – Johnny D “ Rashaida ” (Brett Jacobs Edit)
11 – Alan Castro “ Savignyplatz “ (Nektar Agu Remix) [Arupa Music]
12 – Vincent Casanova “ Sway “ (Original Mix) [Tzinah Records]

Par Sabrina Bouzidi



STAR WAX X PABLO MOSES ‘MURDER’ REMIX CONTEST WINNER

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Vous avez été peu nombreux à oser remixer la voix unique de Pablo Moses. Certes le challenge était de taille. Néanmoins quelques beatmakers téméraires ont réussi avec brio à proposer une version de « Murder ». C’est un duo de producteurs français qui l’emporte haut la main grâce à un puissant et riche riddim enregistrée et remixée au studio NOF (Beaumont). Les percussions et la batterie sont rejouées par Jahno puis l’orgue, le piano et le clavinet sont réalisés par Guillaume « Gee » Metenier, aussi connu sous le nom de Soul Sugar. Les trois finalistes sont :

There are only a few producers who have dared to remix Pablo Moses’ unique voice. Well the challenge was tough. Nevertheless a few hardcore beatmakers have done it in a brilliant way to propose their own version of ‘Murderer’. It is a duo of French producers, who is not unknown, who wins the contest very easily. There dope riddim recorded and mixed at NOF studio (Beaumont) included new percussions and drums replayed by Jahno. Then the organ, the piano and the clavinet are realized by Guillaume « Gee » Metenier, also known under the name of Soul Sugar.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> AND THE WINNER’S >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>


First prize / Soul Sugar Meets Jahno

- Your remix on the 12 inch and five copies
- One Arturia software (To choose between : Jupiter 8, Moog, Wurlitzer, Synclavier …)
- MiniLab MK2


Second prize / Del Mighty Sounds
- Two Arturia software (To choose between : Jupiter 8, Moog, Wurlitzer, Synclavier …)


Third prize / P SKinna
- One Arturia software (To choose between : Jupiter 8, Moog, Wurlitzer, Synclavier …)


>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> LISTEN TO THE TOP 5 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

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AIRTO FOGO / AIRTO FOGO

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Airto Fogo, mais qu’est ce que c’est ? (fa fa fa fa fa fa fa fa fa far…). Une rareté pour les collectionneurs, une petite pépite oubliée… puis rééditée. Un unique album longtemps demeuré inconnu, dû au faible succès rencontré en France lors de sa sortie mais plus particulièrement à cause de l’identité mystérieuse de son auteur. Peut-être aussi la faute à cette curieuse pochette ? Au premier regard, j’ai pensé à une obscure production 80 italo-disco (et pourtant rien à voir…). Puis cet inconnu au visage figé… Quatre vignettes tel un tirage de photomaton, ce qui au final est une idée moderne pour l’époque, sauf que le bonnet et les lunettes te font gagner un deuxième rendez-vous à la préfecture… Bref, une accroche visuelle plutôt incertaine… Il faut donc se lancer à la recherche d’indices qui pourraient mener à d’éventuelles pistes sonores… Pharaway Sounds, un label espagnol principalement spécialisé dans la réédition et la compilation de vieilles galettes 60′s-70′s « Orientopopsychejazzyfunkrock » donne le ton… Sauf que là, le line up sent la cuisine française… Sylvain Krief, Gilles Papiri, Michel Coeuriot, et d’autres sont aux fourneaux des studios Davout à Paris, nous sommes en 1976. Pour la petite histoire, deux ans auparavant Sylvain Krief, le type de la photo, travaille avec Michel Fugain… qui lui commande un morceau pour son prochain ballet à l’Olympia. Il écrit sous le pseudo Airto Fogo « Jungle Bird » (tuerie jazz funk !) et « Black Soul ». Les deux titres connaissent un tel succès qu’ils sortiront en 45 tours sur le label de Fugain, BBZ (Big Bazar Productions). Ainsi vient l’idée à Sylvain de créer un album solo, accompagné des musiciens qu’il côtoie à l’époque… Et paf ! Le résultat est Airto Fogo. Alors comment ça sonne ? Plutôt bien ! Que des instrumentaux de 3 à 4 minutes aux tempos assez rapides dans l’ensemble et deux compositions un peu plus lentes… (« So Be It », « Shadowy »…). L’album s’ouvre sur « Right On Bird », une short intro en break de batterie et claviers au groove accrocheur. Puis arrivent progressivement les cuivres qui deviennent de plus en plus nombreux et puissants, rappelant Earth Wind And Fire période 70′s ou les JB’s… Piano, synthé et clavinet funky s’avancent et se calent, laissant la part belle aux envolées du saxo. On retrouvera d’ailleurs cette orchestration au fil de l’album, avec des variantes bien sûr. Par exemple sur « High Stakers » et « Satine Dog » place au minimoog et au Fender Rhodes, aux cuivres et à la guitare… Sur « 1973 Carmen Avenue », la six cordes est à l’honneur… Sur le cool « So Be It » tout le monde converse, et chacun a son mot à dire… On termine avec « Just Over » où clavinet et sax reviennent pour une dernière promenade jazzy funk. Bref un bon opus, aux légers accents de bande-son blaxploitation, aux influences hancockiennes, doté de bons arrangements, notamment sur les parties de cuivres et claviers, fruit du travail d’un seul homme : Michel Coeuriot… Bravo Michel ! Ça groove et ça nous fait plaisir… Le seul bémol de cet album serait, peut-être, l’aspect un peu répétitif des sonorités. . Finalement les tracks ne seraient-elles pas mieux en « one shot », par deux ou trois ? Mais ce n’est là que mon humble avis. Et comme dit l’inspecteur Harry : « Les avis c’est comme les t…s du c.l, tout le monde en a un ! ».



Par François Hanrigou