Starwax magazine

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TEST MP3 VS WAVE /
FAITES-VOUS LA DIFFERENCE ?

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À l’heure où fleurissent sur le web les services de streaming musical « haute qualité » comme Tidal notamment, lancé en 2014 par la société Aspiro qui sera acquise (puis enterrée) début 2015 par Jay-Z ; une question se pose : ce gain en qualité se ressent-il sensiblement à l’écoute ?

Le site de la radio publique américaine NPR Music propose depuis peu aux usagers de répondre à un petit quizz dans lequel il s’agit tout simplement, après l’écoute de six titres déclinés en trois versions, de cocher la version qui vous semble être supérieure aux autres d’un point de vue qualitatif. Une version encodé en mp3 128 kbit/s, une autre en mp3 320 kbit/s puis la troisième en wave sont proposées. NPR Music reste tout de même consciente que pour déceler le meilleur son, tout n’est pas qu’une affaire de compression audio mais qu’il y a d’autres éléments à prendre en considération : la matériel utilisé, la taille de la pièce mais aussi et surtout, la santé des oreilles !

Après un mois de test auprès des audiophiles, les résultats ci-dessous démontrent que la plupart des personnes qui ont participé au quizz en ligne n’ont que rarement récolté plus de la moyenne, si ce n’est moins. Ce constat va à l’encontre des discours marketing actuel qui prône la course à la qualité, mais là n’est pas la question.
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Et vous, chers audiophiles, saurez-vous faire la différence entre un fichier audio mp3 compressé à mort et un ficher wav sans perte ? C’est le moment de vous distinguer. Six chansons, six chances de prouver que vous oreilles sont les plus affûtées que ce monde ai connu. Alors cliquez ici.

Par Enya Quéméner






INTERVIEW /
SCRATCH BANDITS CREW

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Suite à leur premier Ep « En Petites Coupures » puis notre interview en 2010, Scratch Bandit Crew n’a de cesse de tourner. Sans pour autant s’éloigner de sa formule originale combinant turntablism et vidéo en live, le trio se réduit en duo tout en accentuant l’aspect beatmaking. Aujourd’hui signé chez Chinese Man Records ils franchisent un nouveau cap. Retour sur ces quatre dernières années et bien sur “Stereo7”, un album de producteur avec une longue liste de Mcs anglophones.


Depuis notre interview pendant l’été 2010, pas mal de choses se sont passées. Pouvez-vous revenir sur les grands points marquants ?
Nous nous étions vu à l’occasion de la sortie de notre premier Ep « En petites coupures » en 2010. Nous avons ensuite sorti notre premier album « 31 Novembre » en 2012 que nous avons défendu sur scène au cours d’une tournée de plus de cents dates en France et à l’international. Après deux ans de travail, nous sortons aujourd’hui notre deuxième album « Stéréo 7″. (Lachez la pause K7 ci-dessous ! Ndlr)


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La question que tout le monde doit se poser : pourquoi n’êtes-vous plus que deux ?
Nous avions besoin de nous renouveler et le duo nous offre la possibilité de gagner en souplesse, en efficacité, et ainsi de faciliter les collaborations. Paradoxalement, sur cet album, avec les nombreux Mc’s et instrumentistes invités, il n’y a jamais eu autant de personnes impliquées dans l’élaboration de notre musique.

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N’avez-vous pas pensé à réaliser des projets solos ?
Nous avons commencé cet album sur la fin de la tournée précédente, il n’y a ainsi jamais eu de break et nous nous sommes directement projetés dans cette nouvelle formule à deux.

Ces dernières années avez-vous, ensemble ou séparément, été sollicité pour rejoindre un band ou un rappeur en studio ou en live ?
Oui mais la réalisation d’un disque à prédominance « scratchmusic » et son adaptation en live demandent énormément de temps. Du coup, pour ne pas nous disperser, c’est nous qui avons invité des musiciens et des Mc’s sur notre album.

Avez-vous encore le temps et l’envie de produire des remixes ?
Nous en faisons peu par manque de temps, mais l’envie est toujours là. Nous avons d’ailleurs récemment fait un remix vidéo du morceau « Big Pimpin » de Jay-Z, que nous rejouons aussi en live. (video ci-dessous)


Sinon, lorsque vous ne faites pas de musique, à quoi consacrez-vous votre temps ?
Cela fait plusieurs mois maintenant que l’on est complètement accaparés par la finalisation du disque et de son adaptation sur scène, du coup il faudra nous reposer la question plus tard…

A propos de la scène turntablism, qu’est ce qui a évolué ou changé selon vous depuis quatre ans ?
Après le passage de C2C, le concept de groupe de « scratchmusic » est maintenant vu et re-vu. Avec notre formule en duo, les gens se concentrent plus sur la musique que sur l’instrumentation et ça fait du bien car c’est ce qui fait avant tout l’identité d’un groupe.

Pour ce nouvel album « Stereo 7 », continuez-vous à générer votre propre matière sonore ? Par exemple, d’où viennent les trompettes scratchées de « Surround Me » ? Vous avez pas mal diggé lors de vos voyages, une adecnote ?
Lors de notre tournée précédente, nous avons joué en Europe mais aussi en Asie, en Amérique du Sud et en Inde. Là-bas, nous avons repris le goût du sample en allant débusquer de vieux disques locaux dans des lieux souvent surréalistes et improbables. De retour en France, nous avons ensuite enregistré des instrumentistes issus du jazz (cuivres, guitare, claviers…) pour nous constituer une matière unique et originale. S’en est suivit un gros travail de dé-construction/re-construction de toutes ces sonorités par le biais du scratch et des machines dans un processus de production électro plus « actuel ». Pour l’anecdote, en Inde nous avons trouvé un super sample sur un disque rongé par le temps et les souris, que nous n’avons jamais réussi à retrouver en bonne qualité. Nous l’avons donc complètement détourné en utilisant plein de micros passages pour le morceau « Do It Do It ». (video ci-dessous).


Comment s’est déroulée la participation avec les Mcs, notamment Blake Worrell, Cyph4 et Oh Blimey qui tournent moins en France que les autres invités ?
C’est effectivement le plus souvent suite à des rencontres, lors de concerts et de festivals. On garde ensuite contact et on s’échange des maquettes et des idées par mail, puis on se retrouve en studio pour aboutir le morceau. Cyph4 gravite autour du label Chinese Man Records sur lequel nous sortons notre disque, Blake Worrell nous l’avions croisé plusieurs fois avec les « Puppetmastaz » et Oh Blimey tourne avec Gavlyn qui figure aussi parmi les featurings de l’album.

Pourquoi avoir cette fois autant de Mcs, trouvez-vous que vos instrumentaux tournent en rond ?
Pour installer une identité forte, sur nos premiers disques nous nous étions éloigné des stéréotypes du genre. Sur celui-ci, nous gardons tout ce qui fait nos spécificités : musique hybrides entre sonorités acoustiques et synthèse numérique, morceaux évolutifs avec beaucoup de breaks. Mais nous revenons aussi à nos fondamentaux avec les samples et la présence de nombreux Mcs. Cela nous permet à la fois de nous renouveler et de nous faire plaisir en ré-interprétant les codes du hip-hop de nos débuts.

Je me rappelle de vos chemises blanches avec cravates ! Quel sont vos nouveaux habits de scène ? Vous développez toujours l’aspect scénique ?
Les habits sont un détail, nous n’avons ni chemises ni cravates mais un show hybride entre scénographie, vidéos surréalistes et conduite lumière millimétrée.

N’avez-vous pas pensé à proposer à Brusk, le graffeur avec qui vous collaborez, qu’il fasse des prestations en direct lors de vos shows ?
Pour les créations visuelles, nous avons la chance de travailler avec une grosse équipe : le graffeur Brusk (qui expose du 12 juin au 11 juillet 2015 à Paris, Ad Vitam Aeternam ? infos ici) mais aussi le motion designer Icecream, la vidéaste Matcha ainsi que le crew de VJing Wsk. Tout ce travail est synthétisé au travers des vidéos que nous jouons en live. Sur certains événements en particuliers, nous avons déjà effectivement invité Brusk à faire une prestation en direct mais cela reste exceptionnel.

Vous semblez attachés aux k7 audio, pourquoi avez-vous choisi une k7 pour la cover de « Stereo 7 » ?
Même si l’on utilise les techniques de productions actuelles, cet album est plein de clins d’oeil au hip-hop des années 90. La pochette du disque réalisée par Brusk est ainsi une cassette audio 2.0, en référence aux « mix-tapes » de l’époque, mais toujours dans l’esthétique surréaliste et mutante qui caractérise le groupe.

Scratch Bandits Crew – Cover by Brusk – Time… par chinesemanrecords

Un dernier mot ?
Merci et rendez-vous en live !!

Interview par Supa Cosh… / Photos (D.R.)



Prochaines dates
04 Juillet Festival Col des 1000 / Miribel Les Echelles
18 Juillet Festival Abracada’Sons / Miramont De Guyenne
13 Août Open Air – Les Jeudis Electro / Evian Les Bains
15 Août Watt Air Jump Festival / Saint Blaise en Suisse
22 Août Fest’ile / Voulon 04 Septembre FESTIPOP / Frontignan
18 Septembre Rock School Barbey / Bordeaux
25 Septembre Gergo Vibes / Clermont Ferrand
17 Octobre : La Fiesta des Suds – Marseille
22 Octobre La Maroquinerie / Paris
23 Octobre LE SILEX / Auxerre

Plus d’infos www.scratchbanditscrew.com



FALABELLA / FALABELLA EP

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Derrière Falabella se cache Xavier Laporte, Breton à l’origine du groupe Im Takt. Il y a deux ans, le jeune homme décide de se lancer dans une aventure en solitaire. Aujourd’hui, il nous offre un nouvel Ep.

Le projet Falabella trottait déjà dans l’esprit de Xavier Laporte en 2013. Le Brestois a fait appel à Bertrand Roudaut avec qui il officiait déjà au sein d’Im Takt depuis 2009 pour l’accompagner à la batterie en live. Le but est de ne pas rester englué dans une formule exclusivement électronique et de rendre le projet encore plus dynamique. De Four Tet à James Blake en passant par Caribou, Falabella est un savant mélange d’influences. Dans la musique depuis qu’il est gamin, Xavier mélange textures analogiques, instruments traditionnels africains comme la kalimba ou encore le balafon, et mélodies pop.

Le résultat est une oeuvre entre house nébullée et rythmes afro aériens. Dès les premières notes de « Stranger in his house », on sait qu’on va l’écouter en boucle jusqu’à ce qu’on en puisse plus. Xavier nous envoie sur le deuxième titre en « 2054″ et, avec une voix qu’on croirait venue d’ailleurs, il nous fait garder les pieds sur le dancefloor et la tête dans les étoiles. L’Ep se termine sur un « Jimmy » à la fois dansant et ouateux. Ce que dégage cette chanson et les deux autres titres est assez particulier. Très dynamique, puissant et coloré d’un côté, sensible, sombre et atmosphérique de l’autre, Falabella est le genre d’oeuvre qui donne une envie de philosopher sur la piste de danse. Extrêmement efficace, ce nouvel Ep sera disponible dès le 3 juillet. En attendant, je vous laisse avec son teaser vidéo et le live au Château de Keriolet ci-dessous.

Par Enya Quéméner