Starwax magazine

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KASAI ALLSTARS /AROUND FELICITE

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La création appelle la création. Une formule empreinte de bon sens qu’Alain Gomis fait sienne. Réalisateur de « Félicité », film récemment primé au festival de Berlin, le cinéaste franco-sénégalais a choisi Kasai Allstars pour illustrer la bande-son. Intégrée à cette fiction, la formation congolaise délivre six plages inédites. Toujours aussi impressionnants, les likembés amplifiés hantent « Bilonda » et « Kapinga Yamba ». « Tshitua Fuila Mbuloba » dévoile des chœurs splendides. Et « In Praise of Homeboys » instaure un climat pesant. Considéré comme l’un des rares ensembles classiques d’Afrique subsaharienne, l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste de Kinshasa complète la bande originale avec trois compositions d’Arvo Pärt. D’inspiration contemporaine, les thèmes rigoristes du compositeur estonien s’accordent ici en contrepoint des psalmodies païennes du Kasai Allstars. À noter que cet opulent projet paru chez Crammed est doublé d’un excellent disque de remixes. Dirigée notamment par le slameur Saul Williams (lui-même acteur chez Alain Gomis), cette compilation parfois connotée électro-dub témoigne de l’intérêt des beatmakers pour les rythmes africains. Pour preuve les relectures proposées par Ekiti Sound System ou Loopido. Et la version vinyle est un double Lp gateflod qui inclus cinq remixes. Certifié fat avec Star Wax.

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Vincent Caffiaux



DIRTYPHONICS X NAIRONE X ERISTOFF / UNDER THE SKIN

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Comme à l’accoutumée, Eristoff sort une bouteille en édition limitée. Depuis quatre ans, la marque de vodka connecte le street artiste Nairone avec d’autres illustrateurs, rappeurs ou Djs. L’édition 2017 se nomme Under the Skin et Nairone habille doublement ladite bouteille. En effet, sous le premier film apparaît un second design pensé avec Dirtyphonics. Cette fois, Nairone s’est inspiré du logo d’Eristoff représentant une tête de loup afin de créer une version en 2D. Un style minimal, qui fait écho à la musique électronique de Dirtyphonics et plus généralement aux tribus urbaines. Le résultat est un packaging créatif qui illustrera dès juillet 2017 les versions Original, Black, Red et, uniquement pour les établissements de nuit, la formule LightPad. Cette collaboration donne également naissance à des capsules vidéo. Ci-dessous quatre épisodes retracent la collaboration Travie McCoy X Jim Phillips X Nairone. À suivre… En attendant certainement la vidéo Dirtyphonics X Nairone X Eristoff. Même si l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, Star Wax aime ce projet.


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Par Invisibl Journalist



THOMAS DELECROIX INTERVIEW

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Rive Droite records est un jeune label indépendant Parisien. Il aborde l’été de bon auspice grâce à un nouveau vinyle plus électrique et profond que les précédents ! «Exorcism» Ep, produit par Thomas Delecroix, est remixé par Sinus O et D.Carbone dans un univers qui leur est propre. Le vinyle sortira quatre jours avant la soirée de lancement, le 30 juin 2017, au Batofar. Pour l’occasion nous avons rencontré Thomas Delecroix.


Comment es tu devenu Dj, puis producteur ?
J’ai commencé en achetant mes premiers vinyles en 2006. J’ai ensuite mixé dans la plupart des bars parisiens et j’ai finis par rejoindre le collectif Newtrack. J’ai commencé à me produire dans des clubs et la production a suivi le rythme.

Peux tu présenter Rive Droite Records ?
Rive Droite Records est un label de techno parisien qui a pour but de promouvoir La scène locale tout en créant des passerelles avec l’extérieur afin de diffuser “notre produit du terroir”. Nous sommes basés sur la rive droite de Paris, à République plus précisément. Nous proposons une techno qui oscille entre l’acid, le breakbeat, l’ambient et l’industriel. Nous existons depuis 2013 et nous avons six sorties dont trois en vinyles à notre actif.

Pourquoi as tu choisi le nom “Exorcism” pour cet Ep ? Y a-t-il une anecdote derrière ?
Pour la petite histoire, je suis tombé sur un film dont je ne me souviens plus le nom… Dans cette réalisation, l’esthétique est très soignée et j’ai accroché tout de suite. Ca se passe pendant les années 70, 80 dans un studio de musique. L’histoire se transforme progressivement en film d’horreur. Il y a des sorcières, des meurtres et des manipulations mentales. Durant le film, il y a toute une tension psychologique très intense qu’on ne pouvait pas anticiper. Une scène m’a vraiment marquee celle ou deux femmes enregistrent une voix off, en cabine, dans le studio… C’est à ce moment précis que le film switche dans une ambiance totalement dark. J’ai été fasciné par cette scène de distortion auditive. Du coup, je me suis dit que j’allais m’en inspirer pour créér le morceau “Exorcism”, qui pourrait servir à “exorciser” le public. Ensuite, j’ai demandé D. Carbone, un italien, de remixer le track. J’ai aussi crée un track ambient “Prélude”. Le remix de Sinus O aka L’imbus Puerorum lui donne un élan rythmique. Cet Ep est vraiment ovniesque et complet. On peut jouer les quatre tracks pendant un même set. Je l’ai déjà expérimenté, à chaque fois il y a de très bonnes réactions du public. Vidéo teaser ci-dessous.


Aujourd’hui, nous parlons d’une nouvelle scène underground en France. Qu’en penses-tu ?
L’underground est bel et bien existant et authentique. Il prend en compte toute la partie de la musique qui n’a pas de visibilité dans les médias de masse. Cette nouvelle vague est issue du retour des raves party qui a engendré un regain de la techno dure et industrielle. J’en suis très content car il y’a quelques années, la deep house avait la main mise sur les programmations parisiennes et je militais pour le retour de la techno à Paris. C’est maintenant chose faite.

Que penses tu de la vie nocturne en France, notamment sur Paris ?
C’est parfait, mais les consommations sont trop chères. Par contre, la programmation est au top. Les lieux, le sound system et les lights sont de qualités.

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L’industrie du vinyle est de retour sur le marché. Qu’en penses tu ?
L’industrie du vinyles est de retour mais ça reste un marché de niche. Les vinyles sont des objets de collection très agréables à posséder. À Paris, je recommande vraiment Toolbox qui est le meilleur shop à mon sens.

Y at-il un artiste particulier avec lequel vous souhaiteriez collaborer pour une prochaine sortie ?
Nous sommes en train d’y réfléchir… nous avons quelques idées mais nous gardons la surprise pour la rentrée. Restez connectés !

Comment avez vous rencontré Sinus O et D.Carbone (au passage, j’adore !) ?
Merci ! Sinus O, par relations interposées à Paris. Concernant D. Carbone, je l’ai contacté directement par mail.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Nous souhaitons continuer à sortir des disques sur notre label, organiser des soirées plus grandes et essayer de jouer de plus en plus en dehors de Paris.

Que se passera t-il le 30 juin au Batofar ?
Le 30 juin, c’est la soirée de lancement du Ep «Exorcism» ! Ce sera l’occasion de donner envie d’acheter le vinyle. Et c’est tout simplement l’occasion de faire la fête sur Paris ! Amateurs de techno, vous y êtes tous conviés. C’est une apocalypse industrielle qui est attendue au Batofar.

Par Sabrina Bouzidi